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Festicoffee 2019: Agir maintenant pour sauver la filière café

Café: la descente aux enfers de la production locale

 

Le café va mal au Cameroun et même très mal. De 130 000 tonnes dans les années 90, elle est passée à 25 000 tonnes actuellement. Une dégringolade qui a également fait passer le Cameroun de 2ème producteur mondial de café à la 25ème place aujourd’hui. Une situation que Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce explique globalement par le manque de perspectives. En effet, suite à la chute du prix de ce produit d’exportation sur le marché international, les producteurs ont abandonné les plantations. On a même vu dans certains bassins de production, certains caféiculteurs couper tout simplement les plants de caféiers pour les remplacer par d’autres cultures. Cette mauvaise conjoncture de la filière café a été renforcée par le vieillissement de la force de production, tout comme celle du verger caféier. Les plantations de caféier étant pour la plupart tenues par des personnes âgées, ne disposant plus d’assez de force pour renouveler le verger.

Pourtant, une réalité est palpable dans la filière café au Cameroun, c’est le foisonnement de nouvelles marques de café moulu, toutes plus innovantes les unes que les autres, … jusqu’aux capsules! Cette diversité de produits observable dans les rayons des magasins est le reflet d’une consommation de café qui augmente d’année en année.

Comme ne cesse de le rappeler le Mincommerce, les perspectives sont bonnes, en référence aux études de l’universitaire Jeffrey Sacks, qui stipulent qu’au regard des changements climatiques, le Cameroun sera à l’horizon 2025, l’un des principaux pôles de production du café au monde. Aussi, l’avènement de la zone de libre-échange continental en Afrique est-elle une sérieuse opportunité à saisir pour la filière café, avec un marché d’environ 1,3 milliard de consommateurs à satisfaire. Face à ce qui est considéré comme une descente aux enfers de la production du café camerounais, il est de plus en plus urgent d’« Agir maintenant pour le café ». Cette déclinaison logique du thème de la 7ème édition de Festicoffee 2019, a été passée au crible, lors de la Tribune qui a réuni, du 16 au 17 avril dernier dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Yaoundé, des experts de haut vol et un demi-millier de planteurs de café venus de tous les bassins de production du Cameroun. Cette Tribune s’articulait autour de deux ateliers, le premier sur la disponibilité des plants et l’accès aux intrants et le second sur l’insertion des jeunes dans la caféiculture.

Le Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC), a compris l’urgence d’« Agir pour le café », thème retenu pour la 7ème édition du festival international du café (Festicoffee) qui vient de s’achever à Yaoundé.

Au sortir de la tribune café, un plan bien précis porté cette fois par le CICC a été annoncé. Le début de la mise en œuvre de ce plan de relance ciblée de la caféiculture débutera dès le mois de mai prochain par la zone de Bankim dans le Mayo-Banyo, un des bassins de production du café au Cameroun. Ce plan de relance ciblée, explique-t-on, vise globalement, l’insertion des jeunes dans la caféiculture et la réhabilitation des champs. De manière précise, il est question entre autres, de réhabiliter ou de créer 100 hectares de café par an et par site; renforcer les coopératives de producteurs, accompagner les jeunes avec des appuis divers dans le cadre du programme New Generation mis en œuvre par le CICC. Mais également, mettre en place des parcs à bois; former les producteurs à la conduite des parcs à bois; former à la conduite du planting et aux opérations post-récoltes. Le CICC s’engage aussi à implanter des stations de lavage dans certains bassins de production, en fonction de la capacité qui aura été développée dans chaque site, etc.

Pour mettre en œuvre cet ambitieux plan de relance ciblée, le CICC mise sur un budget d’un montant de 2,6 milliards de FCFA pour l’exercice 2019. Un budget semblable à celui de 2018 qui a été adopté lors de la 27ème session ordinaire de l’Assemblée générale de cette interprofession, le 16 avril dernier à Yaoundé. Entre autres activités phares à mener au cours de cet exercice 2019, l’on cite l’identification des producteurs, dans le cadre de leur professionnalisation, la création de 04 nouveaux centres d’excellence, la structuration des collèges des transformateurs et des usiniers, la poursuite de la mise en œuvre optimale des autres programmes structurants, etc.

 

Source: https://ecomatin.net/cafe-la-descente-aux-enfers-de-la-production-locale/

 

Cabosses de cacao

 

Côte d’Ivoire: 03 milliards pour sauver la filière cacao

 

C’est une nouvelle solution que le gouvernement ivoirien vient de mettre en place pour répondre aux difficultés que connaît la filière cacao. Evaluée à plus de 3 milliards de Fcfa, l’enveloppe commise au financement de ce projet d’appui à la gouvernance de la filière cacao a été mobilisée par le gouvernement ivoirien auprès du Fonds africain de développement, comme annoncé par le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré à l’issue du conseil des ministres qui s’est tenu le mercredi 24 avril 2019.

Selon Sidi Touré, l’objectif global de cet ambitieux projet est le renforcement de la gouvernance de la filière cacao, qui depuis quelques années, fait face à des difficultés. De façon spécifique, ledit projet aidera au renforcement des capacités des structures en charge de la gestion de la filière cacao.

 

Source: https://www.afrique-sur7.fr/422615-cote-divoire-la-filiere-cacao

 

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