La campagne caféière 2015-2016

La production en berne

Nguelemendouka, terreau de culture du café dans le Haut-Nyong a réuni les 16 et 17 Novembre 2016, les responsables locaux du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, les cadres de l’Office national du cacao et du café – ONCC, le représentant du Groupement des Exportateurs, les représentants des faitières CNPCC, ANPCC et CONACFAC, les producteurs de café des départements du Moungo, du Nyong et Mfoumou, de la Kadey, du Lom et Djérem et du Haut-Nyong ainsi qu’une brochette d’opérateurs la filière café réunis autour de Simplice KENGNE, le Sous-préfet, aux fins d’évaluer la campagne caféière 2015-2016.

 

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Au terme des échanges, il ressort que la production commercialisée du café robusta pour la campagne en cours, s’élève à 4 787 tonnes. Les prix quant à eux, ont oscillé entre 200 F CFA et 650 FCFA le Kg. Ces statistiques qui reflètent l’apathie de la filière café au plan national, a emmené les différents acteurs de la filière à élaborer des stratégies de relance de la production et des mesures correctives de commercialisation à mettre en œuvre au long de la prochaine campagne.

Des difficultés, la filière café en connait un grand nombre : les intermédiaires commerciaux (coxeurs),  l’enclavement des zones de production, le volume réduit de ventes groupées du fait de l’éloignement géographique des membres de coopératives installés de manière disparate dans la zone de collecte, l’inadéquation entre les statistiques collectées et le potentiel de production des bassins, le manque criard de moyens financiers, …

 

 

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Entre autres résolutions, les acteurs ont retenu les séminaires de renforcement des capacités tant sur les itinéraires techniques agricoles, le contrôle de la qualité que sur le management des coopératives et des informations relatives aux mécanisme de fixation des prix du café. La production d’un livret du caféiculteur, la vulgarisation du programme New Generation café, la recherche des subventions pour préfinancements des engrais, la collecte et la transmission régulière des statistiques aux Autorités Administratives et aux organes de gestion de la filière sont autant des pistes relevées aux cours de cette rencontre.

Le souhait des différents acteurs de la filière café comme du Gouvernement, c’est le redressement de cette filière par une amélioration qualitative et quantitative du label Cameroon.