ANTICIPER, INNOVER, AGIR.

Le Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC) regroupe les organisations professionnelles de l’agriculture, du commerce, de l’industrie et des services des filières cacao et cafés, Robusta et Arabica, au Cameroun. Il constitue un lieu de rencontres, d’échanges, de partage et de réflexion afin de relever les avantages comparatifs des filières. Le CICC s’inscrit dans une dynamique d’action, de représentation, de coordination, de liaison et d’information sur ses membres et pour ses membres qui sont :

  • Une centaine d’organisations des producteurs (Coopératives, Groupe d’Initiative Commune – GIC, Unions, Fédérations et Coopératives)
  • le Groupement des Exportateurs (GEX) qui regroupe une vingtaine de membres pour plus de 80 % des produits exportés
  • Le Syndicat des Usiniers et Acheteurs de Cacao et Cafés du Cameroun (SUACC), en pleine restructuration
  • les Industries de transformation du cacao et des cafés, qui visent 30% de la production nationale.
  • Donner son avis ou de présenter ses propositions sur toute question ou reforme du système de production et de commercialisation des cafés et du cacao;
  • Déterminer les critères d’exercice dans les professions de la commercialisation des cafés et du cacao et fournir une caution morale au bon déroulement des opérations;
  • Veiller à l’application des règles qui assurent une concurrence saine et loyale entre les opérateurs, membres des organisations professionnelles affiliées au CICC;
  • Gérer la Caisse Mutuelle de Cautions et de Garanties Professionnelles et concevoir un système d’assurances et de réassurance professionnelles;
  • Apporter ses concours et services à toutes les organisations professionnelles de ses différents collèges constitutifs, afin d’accroître l’efficacité de l’ensemble de l’organisation professionnelle;
  • Représenter les professionnels des filières camerounaises auprès des organisations internationales du cacao et du café

Assemblée Générale

Le CICC est une organisation collégiale. Selon la loi de 1990, son assemblée générale (AG) est constituée de 60 représentants de différents collèges, chacun correspondant à une catégorie professionnelle des filières cacao- cafés.

Premier collège

Organisations des producteurs (associations, syndicats, coopératives, groupes d’initiative commune) justifiant d’au moins 250 tonnes de cacao/café et d’au moins 100 membres.

24 délégués ; 40 % de droits de vote à l’AG

Deuxième collège

Organisations d’acheteurs, usiniers, conditionneurs.

6 délégués ; 10 % de droits de vote à l’AG

Troisième collège

Organisations professionnelles d’exportateurs.

24 délégués ; 40 % de droits de vote à l’AG

Quatrième collège

Organisations professionnelles des transformateurs industriels.

6 délégués ; 10 % de droits de vote à l’AG Les organisations d’Usiniers Acheteurs, d’Exportateurs et des Industries de Transformation doivent justifier d’une activité d’au moins 20 000 tonnes de cacao/café.

Autres Instances

Conseil Exécutif

Organe de direction du CICC, le Président est également président du CICC.

Comité permanent

Gestion des problèmes techniques, aspects pratiques, mise en œuvre des décisions.

Conseil de Discipline

Garant du respect du code de déontologie.

Secrétariat Permanent

Mise en œuvre des résolutions de l’AG, administration et gestion du CICC.

Comités CICC d’Arrondissement ou de District

Mise en place progressive d’interprofessions locales dans les zones de production, constituant un réseau national, afin de promouvoir la démarche interprofessionnelle au niveau de la commercialisation bord champ.

Assemblée Générale

  • Sur les 25 000 F CFA prélevées sur chaque tonne de cacao et de café exportée au niveau national, le CICC perçoit 1 500 FCFA (6%).
  • Financements d’organismes et des bailleurs de fonds.
le CICC

Jusqu’en 1991, les filières cacao et café (Robusta et Arabica) du Cameroun étaient contrôlées par l’Office National de Commercialisation des Produits de Base (ONCPB), la Société de Développement du Cacao (SODECAO) et sept Unions de coopératives agricoles (UCA) et paraétatiques.

  • L’ONCPB détenait les rôles de caisse de stabilisation, de gestionnaire de la commercialisation dans les zones d’achat et d’exportateur unique.
  • La SODECAO assurait des appuis en amont et aval des filières : recherche/développement, production et distribution du matériel végétal, entretien des pistes cacaoyères et des infrastructures, magasins de stockage, crédit.
  • Les Unions de coopératives regroupaient l’ensemble des producteurs et fournissaient de nombreux services : financement des opérations de collecte, fourniture des intrants, mise en marché des produits, collecte des statistiques, contrôle de la qualité des produits, collecte et vente des produits, actions sociales, crédits sociaux et de production. Ces unions de coopératives avaient le monopole d’achat de la production aux producteurs selon un prix garanti. Les coopératives sont restées sous la tutelle de l’Etat jusqu’à la réforme des textes en 1992.

Suite à la chute des cours mondiaux à la fin des années 80 et par l’Ordonnance n°91/007 du 12 juin 1991 portant restructuration des filières cacao-café, l’ONCPB a été remplacé par deux organismes co-gestionnaires des filières:

  • Office National du Cacao et du Café (ONCC), établissement public.
  • Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC), structure interprofessionnelle.

L’ONCC et le CICC se sont vus confier la gestion d’un système de stabilisation intra-annuelle.

De nouvelles mesures législatives ont été prises entre 1991 et 1995 :

  • Le CICC devient une association de droit privé à but non lucratif en 1992.
  • En 1922 et 1993, des lois relatives aux sociétés coopératives, les Groupes d’initiative commune (GIC) et les Groupes d’intérêt économique (GIE), ont été votées.
  • Les fonctions d’appui aux filières (commerce, séchage, stockage, traitement, R&D, vulgarisation, conseil technique) de la SODECAO ont été progressivement transférées aux organisations de producteurs (OP) et les fonctions de crédit aux mutuelles d’épargne et de crédit (MEC).

En 1995, les deux filières, cacao et café ont été entièrement libéralisées, mettant un terme à la stabilisation étatique des prix. Deux décrets d’application ont suivi en 1997.

Les statuts du CICC, élaborés et approuvés en 1992 lors de sa création, ont été révisés et adaptés au nouveau contexte des filières et aux nouvelles missions de l’interprofession par deux Assemblées générales extraordinaires en 1995 et 1999.