Revue cybernétique du 20 Juin 2018

Vers une fiscalité spécifique aux filières cacao et café au Cameroun

 

En panne de données pertinentes, le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC) prévoit de réaliser un document de travail, un plaidoyer à l’encontre des pouvoirs publics, visant à doter la filière d’une fiscalité taillée et sur mesure.

Dans le cadre de l’exécution du programme d’activités 2018, le CICC prépare une étude conjointe avec le groupement des exportateurs sur la finalisation d’un document de travail sur la mise en place d’une fiscalité spécifique à la filière cacao café. Sans doute un plaidoyer à l’encontre du gouvernement, l’Interprofession indique qu’en cas de validation, cette étude prendra en compte les spécificités de la filière. Notamment sa structure de coûts, ses fluctuations de cours, entre autres. Objectif, doter la filière d’une fiscalité taillée et sur mesure en fournissant au CICC toutes les données pertinentes susceptibles de favoriser l’instauration d’un régiment fiscal distinctif aux filières cacao et café.

Spécifiquement, il s’agira d’identifier et évaluer toutes les charges fiscales, parafiscales et locales directement ou indirectement imputées aux opérateurs des filières cacao et café.  Évaluer la rentabilité dans les secteurs des filières cacao et café. Estimer l’impact de cette fiscalité sur la rentabilité de chacune des activités liées aux filières cacao et café au Cameroun. Mais également, comparer la taxation du cacao et du café du Cameroun à celle des pays producteurs référents.   Présenter les différents systèmes de taxation envisageables et proposer une taxation propre aux produits cacao et café au Cameroun.

C’est la raison pour laquelle CICC lance un appel à manifestation d’intérêt pour le recrutement d’un consultant ou cabinet, en vue de la réalisation de l’étude. L’appel est ouvert, à égalité de conditions, à tous les experts exerçants en cabinet fiscaux ou en bureaux d’études établis sur le territoire camerounais. Les candidats intéressés doivent fournir un dossier comprenant : une déclaration de manifestation d’intérêt signée du représentant du cabinet, faisant apparaitre son nom, sa qualité, son adresse, sa nationalité et précisant que le candidat a l’intention de soumissionner à l’appel d’offres s’il est présélectionné. Ils doivent fournir aussi tout document renseignant sur la capacité financière et de la solvabilité du cabinet sur les trois dernières années 2018, 2016 et 2017 et une note de présentation du cabinet et les moyens matériels et humains qu’il compte mettre en œuvre pour la réalisation de sa mission.

Les candidats devront justifier d’une excellente expertise des questions liées à la taxation des produits agricoles. Une connaissance avérée des filières cacao et café. D’une expérience professionnelle d’au moins 05 ans en matière d’audit et réalisation des études à caractère fiscal et doivent être dotés d’une maitrise de la langue française et anglaise, entre autres. Les dépôts de dossiers devront être déposés au secrétariat exécutif du CICC au plus tard le 13 juillet 2018.

 

KKO International obtient un brige loan de € 600 000 d’Alpha Blue Ocean

 

Le groupe cacaoyer KKO International annonce un nouvel accord de financement sous forme d’obligations convertibles en actions assorties de warrants pour un montant de 1,9 milliards de Fcfa (3 millions € hors exercice des warrants), conclu avec la société d’investissement “alternative” Alpha Blue Ocean. Sa mise en œuvre est conditionnée notamment au transfert effectif du siège social en France annoncé il y a un mois.

Ce transfert de siège à Paris devrait permettre à KKO International de réaliser des économies substantielles de fonctionnement et de restructurer l’ensemble des équipes de direction à Paris autour des fondateurs, précise le communiqué. La société restera cotée sur les bourses de Paris et de Bruxelles.

En vertu de cet accord et dans l’attente du transfert effectif du siège social en France, Alpha Blue Ocean a mis à disposition de la Société un prêt relais (bridge loan) de près de 400 millions de Fcfa (600 000 €).

 

café cerise

 

Pas de lien entre le café et le cancer chez les humains selon des experts de Harvard

 

Un juge de la Cour supérieure de Los Angeles a récemment statué que les détaillants et les producteurs de café en Californie doivent avertir les consommateurs que le café contient un produit chimique appelé acrylamide, qui a été associé au cancer chez les rongeurs.

Mais les experts de la Harvard T.H. Chan School of Public Health disent que les études sur la santé humaine n’ont pas trouvé de liens statistiquement significatifs entre le café et le risque de cancer – et qu’en fait, le café a été associé à de nombreux bienfaits pour la santé.

Edward Giovannucci, professeur de nutrition et d’épidémiologie à la Harvard Chan School, a déclaré dans un article du magazine SELF du 13 juin 2018 que les niveaux d’acrylamide dans le café ” sont beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus bas que ceux qui [ont été vus pour] provoquer le cancer chez les animaux “.

Kathryn Wilson, chercheuse scientifique principale au département d’épidémiologie de Harvard Chan, a déclaré à SELF que l’acrylamide n’est pas connu pour s’accumuler dans le corps humain au fil du temps.

Elle a ajouté que le fait de couper le café ne réduirait pas nécessairement l’acrylamide dans l’alimentation d’une personne parce que le produit chimique est présent dans d’autres aliments, comme les pommes de terre et les produits de boulangerie. Elle a dit qu’il est plus important d’examiner les habitudes alimentaires générales plutôt que la présence d’un seul produit chimique dans les aliments.

Des études antérieures ont établi un lien entre la consommation de café et les bienfaits pour la santé, y compris la réduction du risque de décès précoce et la réduction du risque de certains cancers, du diabète et de certaines affections neurologiques, métaboliques et hépatiques.

 

Ouganda : baisse de 11,4% du volume des exportations de café en avril

 

En Ouganda, les exportations de café se sont cumulées à 295 194 sacs au terme du mois d’avril, soit un stock en recul de 11,4% par rapport au mois de mars (333 346 sacs).

C’est ce qu’a annoncé l’Autorité ougandaise de développement de café (UCDA) qui précise que la valeur des expéditions s’est chiffrée à environ 18,5 milliards de Fcfa (32,73 millions $). D’après l’organisation, le mois d’avril a été marqué par la fin de la campagne principale dans les régions du Centre et de l’Est, ce qui a impacté le volume exporté.

 

Le café rwandais à la conquête du Nigeria et de l’Afrique de l’Ouest

 

Le premier lot de 4 tonnes de café torréfié made in Rwanda d’une valeur de 11 mille milliards de Fcfa (20 milliards de dollars) a été livré via Rwandair début Juin au Nigeria.

Quelques mois auparavant, la société nigériane agricole JR Farmas scellait un accord de production et de commercialisation avec le torréfacteur Rwanda Farmers Coffee Company (RFCC). Ensemble, ils ont développé une nouvelle marque de café, JR Coffee, un 100% Arabica, produit à Kigali au Rwanda par RFCC, disponible depuis début juin sur le marché nigérian. Un marché nigérian qui devrait servir de tête de pont pour exporter sur l’Afrique de l’Ouest.

 

café torréfié dans une tasse

 

La production de Robusta au Cameroun en hausse en 2018/19

 

La production mondiale de café est estimée atteindre un record de 171,2 millions de sacs de 60 kg (Ms), 11,4 millions de plus que lors de la campagne précédente, a souligné le Département américain de l’Agriculture (USDA) dans son rapport sur le café publié vendredi. Un record du aux performances du Brésil essentiellement.

Face à cela, la consommation mondiale est estimée atteindre également un niveau record de 163,2 millions de sacs, avec une forte hausse des exportations afin de satisfaire cette demande. Ceci dit, les stocks de fin de campagne augmenteraient contrairement aux trois dernières campagnes.

Sur le segment des Robusta, l’USDA estime la production mondiale en 2018/19 à 69,550 millions de sacs, en nette hausse par rapport aux 64,887 millions de sacs en 2017/18. Le Vietnam atteindrait le record de 29,9 millions de sacs, en hausse de 600 000 sacs sur la précédente campagne.

La récolte en Côte d’Ivoire se maintiendrait à 1,4 millions de sacs, soit mieux qu’en 2016/17 lorsqu’elle avait chuté à 1,09 million de sacs mais moins bien qu’en 2015/16 lorsqu’elle avait atteint 1,6 millions de sacs. A noter la belle progression de l’Ouganda, n°1 africain du Robusta, dont la production est attendue à 4 millions de sacs. Le Cameroun serait en hausse également, refranchissant la barre des 500 000 sacs comme il l’avait fait en 2014/15 et 2015/16, pour atteindre la campagne prochaine à 525 000 sacs.

A noter que la production d’Arabica est attendue également en hausse, à 101,616 millions de sacs contre 94,881 millions de sacs.