Travail des enfants: Fairtrade menace de décertifier

Revue Travail des enfants : Fairtrade menace de décertifier
Admin 28 Juillet 2020 Cacao,Travail des enfants,CICC,Fairtrade,Café

Camilla Erika Lerberg, la PDG de Fairtrade Danemark a déclaré : " Cette affaire est très, très triste, donc nous l’examinons avec gravité. Il est important pour nous de réagir et de corriger cela immédiatement. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête et nous essayons de comprendre ce qui s’est passé. En général, je tiens à dire que si nous recevons une observation du travail des enfants, et qu’elle est confirmée, alors nous avons un dialogue avec la famille de cet enfant, ensuite nous observerons si cela continue et si cela continue, nous procédons à une décertification. "

Rappel des règles

Les Standards Fairtrade pour les organisations de petits producteurs, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les négociants interdisent le travail abusif des enfants.

Chez Max Havelaar par exemple, il est clairement stipulé :

  • Il est interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans au sein des organisations certifiées Fairtrade/Max Havelaar.
  • Les enfants de 15 à 18 ans ne peuvent pas réaliser un travail mettant en péril leur scolarité ou leur développement social, moral ou physique.
  • L’aide éventuelle dans les fermes familiales, courante dans le secteur agricole, doit être ponctuelle et adaptée à l’âge des enfants. Elle doit impérativement se faire en dehors des heures de classe et pendant les vacances. Dans ces conditions seulement, elle respecte les exigences de l’Organisation Internationale du Travail.

Rien de neuf sous le soleil

Le travail des enfants en Côte d’Ivoire, où on produit la majeure partie du cacao mondial, n’est pas un problème inconnu.

En 2010, l’industrie du chocolat a collectivement signé une déclaration disant qu’elle améliorerait les conditions dans les plantations de cacao en Afrique de l’Ouest et réduirait le travail des enfants de 70% jusqu’en 2020.

Seulement voilà, un rapport des chercheurs de l’Université de Chicago publié en avril dernier et financé par le département américain du Travail souligne que le recours au travail des enfants dans les plantations de cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire a augmenté de 10% au cours de la dernière décennie, et ce, malgré les promesses de l’industrie.

Plus précisément, le nombre d’enfants-travailleurs dans les plantations de cacao s’élevait à près de 2,1 millions la saison dernière dans les deux pays. Ce chiffre comprend des enfants de moins de 12 ans et des enfants également plus âgés dont le travail est dangereux et dépasse un certain nombre d’heures.

Un niveau en hausse par rapport à 2010 lorsque Mars, Hershey, Nestlé et Cargill s’étaient engagés à baisser de 70% les pires formes de travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement dans la région d’ici 2020.

Des chiffres qui s’expliqueraient par l’augmentation des prix et de la production de fèves qui poussent les agriculteurs à produire toujours davantage de cacao. Une tendance confirmée par le patron de la World Cocoa Foundation (WCF), au site Commodafrica. Richard Scobey, représentant des entreprises telles que Nestlé et Hershey, reconnaît que l’industrie n’est pas sur

le point d’atteindre son objectif de 2020

Le Ghana et la Côte d’Ivoire produisent les deux-tiers de l’ensemble du cacao mondial. La production de cacao dans ces pays est passée à 3 millions de tonnes l’an dernier, contre 2,65 millions de tonnes en 2013-2014. Un secteur en expansion qui fournit des moyens de subsistances à des milliers de communautés dans le besoin

Source : rtbf.be

Du café aux saveurs enrichies par les animaux

Du café aux saveurs enrichies par les animaux

Les prix du café, très affaiblis depuis le début de la pandémie, sont fortement remontés cette semaine, aidés par une hausse de la monnaie brésilienne de l'ordre de 3,5 %. "Les acteurs du marché attribuent la flambée des prix à un réal brésilien plus fort", a commenté Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank. Quand la monnaie du premier producteur mondial d'arabica se renforce, l'offre a tendance à se réduire, une réaction qui soutient les prix. Les exportateurs préfèrent en effet attendre une baisse de leur devise pour vendre, de façon à tirer alors davantage de recettes en réais de leur café libellé en dollars. M. Fritsch a également mis en avant une baisse des stocks de café sur la semaine mais a souligné que "compte tenu de la récolte record en cours au Brésil et de la baisse de la consommation en dehors du domicile en raison de la pandémie de coronavirus, il est peu probable que la diminution des stocks et la hausse des prix s'inscrivent dans le temps". Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en septembre valait 1.364 dollars soit environ (760 402 Fcfa) vendredi, au plus haut depuis le 24 janvier. Sur l'ICE Futures US de New York, la livre d'arabica pour livraison au même mois valait 109,05 cents.

Source : lantenne.com