Cacao: place au respect des droits de l'homme et de l'environnement

Revue Cacao : place au respect des droits de l'homme et de l'environnement
Admin 02 Décembre 2019 Cameroun, cacao, Barry Callebaut AG, CICC

Les entreprises de la chaîne mondiale d’approvisionnement en cacao, notamment Barry Callebaut AG, Mars, Wrigley et Mondelēz International, se sont associées à Rainforest Alliance, au réseau VOICE et à Fairtrade pour créer un document de synthèse commun sur la politique de l'UE en matière de réglementation du cacao.

Dans la prise de position, le groupe demande spécifiquement une approche européenne en matière de diligence raisonnable, conformément aux principes directeurs des Nations unies sur les entreprises et les droits de l'homme, qui, selon eux, "profitera à tous les acteurs de la chaîne d'approvisionnement".

L'initiative affirme que l'UE, en tant que plus grand importateur et consommateur de cacao au monde, est plus à même que tout autre marché de consommation de conduire des changements dans le secteur du cacao, notamment en prenant des mesures législatives pour remédier à ces problèmes. Il reconnaît également que les entreprises ont la responsabilité de faire preuve de diligence raisonnable pour identifier les risques, évaluer conjointement les mesures correctives prises et prendre des mesures proportionnées à leur exposition aux risques pour les droits de l'homme et à l'environnement.

L'initiative a appelé l'UE à négocier des accords bilatéraux avec les gouvernements d'origine du cacao et à mettre en place un cadre réglementaire et politique au sein de l'UE afin de garantir que les entreprises respectent les règles de vigilance en matière de respect des droits de l'homme et de l'environnement dans leurs chaînes d'approvisionnement.

Cela contribuerait à encourager la production durable de cacao, à renforcer la confiance des consommateurs et à soutenir la demande du marché sur le marché à long terme.

Un certain nombre d’initiatives, y compris des systèmes de certification et des initiatives volontaires d’approvisionnement des entreprises, ont certes progressé, mais elles n’ont souvent pas permis de faire participer tous les acteurs de la chaîne logistique.

La députée européenne Heidi Hautala, vice-présidente du Parlement européen, a déclaré que l'UE "a clairement la responsabilité de veiller à ce que le cacao entrant sur le marché de l'UE ne rende pas les consommateurs complices du travail des enfants et de la déforestation".

Elle a ajouté qu’en plus de la législation sur la diligence requise, l’UE devrait également « utiliser ses autres outils de partenariat avec les principaux pays producteurs (tels que le Ghana et la Côte d’Ivoire), y compris la coopération au développement ».

« Il est de notre devoir maintenant de veiller à ce que les enfants puissent aller à l'école et que les plantations soient légales », a-t-elle déclaré.

Source : euractiv.com

Café : l’Équateur aura sa première « Cup of Excellence » en 2020

Le faible prix du café menace les producteurs

Enselme Gouthon, le président en exercice de l'ACRAM (Agence des cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar) a participé du 25 au 29 novembre à Nairobi à la l’assemblée générale annuelle de l’Organisation Interafricaine du Café (OIAC), grand-messe des professionnels du secteur.

Pour M. Gouthon, la faiblesse des prix du café se traduit par de maigres revenus pour les caféiculteurs du monde entier, avec des effets négatifs directs sur les communautés pauvres des zones rurales de nombreux pays producteurs de café. Dans ces circonstances, a-t-il indiqué, le risque d’abandon de la culture du café et sa substitution par d’autres cultures est très fort.

A priori, on est tenté de croire que le problème des cours du café est lié à une mauvaise gestion de l’offre et de la demande de ce produit. Mais une analyse comparative de la production et de la consommation mondiale du café ne permet pas de conforter cette hypothèse, estime le patron de l’ACRAM.

Il est donc nécessaire de rechercher les véritables causes de ce phénomène devenu structurel, qui constitue une véritable menace pour la caféiculture et l’industrie caféière mondiale.

Vu l’importance des enjeux, l’ACRAM mettra tout en œuvre pour agir en synergie avec les autres organisations membres de l’OIAC, pour assurer la viabilité économique et la survie de 25 millions de familles dépendant des recettes du café dans le monde entier.

Source : republicoftogo.com