Cacao: plaidoyer pour le maintien du partenariat Fairtrade-Nestlé

Revue Cacao : plaidoyer pour le maintien du partenariat Fairtrade-Nestlé
Admin 29 Juin 2019 Cacao,Côte d'Ivoire,Gabon,Développement durable

Abidjan, 27 juin 2020 – Des producteurs de cacao, engagés dans le commerce équitable, appellent le groupe Nestlé à poursuivre son partenariat avec Fairtrade afin que les producteurs les plus pauvres du monde bénéficient toujours de revenus substantiels. Après une décennie d’approvisionnement en cacao et en sucre pour KitKat au Royaume-Uni et en Irlande, Nestlé a informé l’organisation Fairtrade qu’ils n’avaient plus l’intention d’acheter du cacao et du sucre à leurs conditions à certains des petits producteurs les plus vulnérables au monde. Cette mesure se traduira par une perte de près de deux millions de livres sterling (1,95 million) de prime chaque année pour les coopératives en Côte d’Ivoire, aux Fidji et au Malawi, représentant 27 000 petits producteurs.

Source : aip.ci

Les géants du cacao sengagent pour le développement durable

Les géants du cacao sengagent pour le développement durable

Pressée par la Côte d’Ivoire, le Ghana et les consommateurs, la filière cacao investit dans la traçabilité des fèves et la lutte contre la déforestation.

Quelque 122 000 plantations en Côte d’Ivoire et 31 800 au Ghana cartographiées par Cargill pour assurer la traçabilité des fèves. Distribution de plus de 1,7 million de plants de cacaoyers dans les deux pays par Olam. Formation de 280 000 cultivateurs organisée par Barry Callebaut et développement de 15 000 hectares de culture en agroforesterie soutenu par Ferrero. Ces dernières semaines, les leaders mondiaux de l’or brun ont multiplié les annonces pour témoigner des progrès enregistrés dans la bataille pour rendre la filière du chocolat plus durable.

Le sujet, crucial pour la Côte d’Ivoire et le Ghana qui assurent plus de 60 % de l’approvisionnement mondial de cacao, l’est aussi pour les négociants, transformateurs et chocolatiers, sommés par les consommateurs de proposer des tablettes et confiseries plus responsables. Reste que la mesure de l’impact réel des actions est complexe, tant le secteur est éclaté et les enjeux économiques, sociaux et environnementaux nombreux, de la certification des fèves aux revenus des planteurs en passant par la lutte contre la déforestation et la question du travail des enfants.

Fruit d’un partenariat public-privé

Fruit d’un partenariat public-privé

Si les acteurs privés rappellent que leur engagement pour le développement durable ne date pas d’hier – 2003 pour Cargill (troisième négociant mondial de fèves, 113,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2019), 2004 pour Olam (géant mondial de l’agribusiness, 32,9 milliards de dollars de CA en 2019) par exemple – et qu’ils développent chacun des programmes dans ce domaine (Transparence Cacao de Cémoi depuis 2015, entre autres), un pas a été franchi il y a près de trois ans. En novembre 2017, un partenariat public-privé a été conclu entre, d’un côté, les gouvernements ivoirien et ghanéen et, de l’autre, la Fondation mondiale du cacao (WCF), représentant 80 % des entreprises du secteur (avec le soutien de l’Initiative pour le commerce durable et de la Prince of Wales’s International Sustainability Unit).

Baptisé « Initiative forêt et cacao », ce partenariat a permis de fixer des objectifs communs aux 35 acteurs privés aujourd’hui signataires*, assorti de l’engagement de publier un bilan annuel.

Source : jeuneafrique.com