Chronique des matières première du 28 juin au 04 juillet 2022

CACAO

Une semaine plutôt amère pour le cacao, la tonne de fèves chutant de £ 1 760 (≃1 338 515 Fcfa) à £ 1 713 (≃1 302 770 Fcfa) la tonne sur l’échéance septembre entre vendredi dernier et la clôture hier soir à Londres tandis qu’à New York, elle passait de $ 2 432 (≃1 522 772 Fcfa) à $ 2 340 (≃1 465 167 Fcfa). Et les acteurs du marché de pointer du doigt le dollar dont la fermeté face aux autres devises renchérit le coût d’acquisition pour tous les opérateurs non-américains, les dissuadant d’acheter.

Un marché qui témoigne d’une certaine inquiétude. « Les broyages mondiaux risquent de ralentir (ou de se contracter) en raison du conflit russo-ukrainien qui perturbe la demande régionale et met à mal le PIB mondial. Ceci nous incite à envisager un régime de prix déflationniste au cours des 9 à 12 prochains mois », explique la Citi dans une note d’analyse. Cependant, estiment les analystes de la banque, le cours du cacao ne devrait pas tomber en-deçà des $ 2 000 à $ 2 200 car on n’est pas certain qu’il y ait une augmentation significative de l’offre sur la campagne 2022/23, surtout avec les problèmes d’approvisionnement en engrais.

En Côte d’Ivoire, les arrivages aux deux ports ont atteint 1,97 million de tonnes (Mt) entre le 1er octobre et le 26 juin, en baisse de 4,9% par rapport à la même période l’année dernière, estiment les exportateurs.

Dans les zones de production la semaine dernière, des pluies au-delà de la moyenne sont tombées ce qui est de bon augure pour la prochaine campagne principale 2022/23 qui court d’octobre à mars. Rappelons que le premier producteur mondial de fèves est en pleine saison des pluies, saison qui dure habituellement jusqu’à la mi-novembre. Ceci dit, si ces pluies sont bonnes pour la future campagne, elles rendent difficiles la récolte actuelle et le séchage des fèves, augmentant les risques de moisissures lors du stockage.

Aux Etats-Unis, les multinationales chocolatières Hershey, Nestle, Cargill, Mars, Mondelez International, Barry Callebaut et Olam International ont été relaxés mercredi par le tribunal du District de Columbia dans le cadre du dossier Coubaly et al. contre Cargill Inc et al. La juge Dabney Friedrich, nommée par l’ancien président Donald Trump, a déclaré que les plaignants dans le recours collectif n’avaient pas qualité pour poursuivre parce qu’ils n’avaient pas montré de « lien traçable » entre les sept sociétés défenderesses et les plantations spécifiques où ils travaillaient, rapporter Reuters. Les plaignants n’auraient pas, non plus, expliqué de manière adéquate le rôle des intermédiaires dans la chaîne d’approvisionnement du cacao, notant que les entreprises ne surveillaient pas l’activité dans les « zones franches » où environ 70% à 80% du cacao est produit.

cacao

L’Arabica s’est hissé hier soir au-dessus de la barre des $ 2,3 (≃1 440 Fcfa), pour clôturer à New York jeudi soir à $ 2,301 (≃1 440 Fcfa) la livre (lb) sur l’échéance septembre, contre $ 2,2325 (≃1 398 Fcfa), vendredi dernier ; les stocks certifiés de l’ICE sont au plus bas en 22 ans. En revanche, le Robusta à Londres a baissé sur la période sous revue, passant de $ 2 044 (≃1 279 830 Fcfa) à $ 2 033 (≃1 272 942 Fcfa)  la tonne jeudi soir.

Pourtant, le prix de l’Arabica avait baissé les jours précédents, faisant revenir sur ce marché bon nombre d’investisseurs, les fondamentaux -l’offre et la demande- demeurant, par ailleurs, bons. Ils ont également pris bonne note que le marché était en déport, c’est-à-dire que les positions éloignées sont moins chères que le rapproché, témoignant d’une étroitesse de l’offre actuellement : le temps est sec au Brésil ce qui risque d’impacter les rendements. « Rien n’a changé », souligne un trader à Reuters. « La tendance est toujours haussière ».

Une analyse que ne partage pas nécessairement la Citi qui indique dans son rapport que malgré cette baisse des volumes de stocks certifiés qui a un impact haussier sur les prix à court terme, l’excédent se profile que Citi estime à 3,2 Ms en 2022/23, ce qui pourrait faire baisser les prix à environ $ 2 la livre d’ici la fin de l’année.

Selon le consultant Safras & Mercado, la récolte brésilienne en 2022 serait de 61,1 Ms, bien au-dessus des estimations gouvernementales de 53,4 Ms. Selon l’agronomiste du café Matheus Gossi, interrogé par Reuters, le temps sec n’est pas préoccupant, avec des arbres en bonnes conditions, ne nécessitant pas particulièrement d’irrigation.

Au Brésil toujours, au 21 juin, les planteurs avaient récolté 35% des superficies caféières, en retard par rapport aux 40% l’année dernière à pareille époque et aux 44% en moyenne sur les cinq dernières années. Un retard lié à un murissement inégal des cerises et les difficultés que certains producteurs ont à trouver de la main d’œuvre pour la cueillette. Dans les Etats de Minas Gerais et de Sao Paulo, le rythme est encore plus bas avec 13,5% des champs récoltés, le plus lent des rythmes depuis 2017.

Au Vietnam, la faible offre de café en cette fin de la campagne 2021/22 continue de renchérir les prix. Les producteurs dans les Central Highlands ont vendu cette semaine à 42 400-44 000 dongs le kilo ($ 1,82 à $ 1,89) contre 42 700 à 43 700 dongs la semaine dernière. « Les prix domestiques ont atteint leurs niveaux de 2016-2017 mais étant donné le taux de change élevé et les coûts de production, les gains ne sont pas aussi élevés qu’avant », souligne un trader dans la ceinture caféière.  A l’export, la décote pour du Grade 2, 5% brisures et grains noirs, est de l’ordre de $ 150 à $ 160 la tonne sur le contrat septembre contre $ 140 à $ 160 la semaine dernière.

Sur le premier semestre, les exportations de café du Vietnam ont grimpé de 21,7% par rapport à janvier-juin 2021, pour atteindre 1,03 million de tonnes (Mt) soit 17,2 millions de sacs de 60 kg (Ms), selon les statistiques commerciales de la province de Lampung. Les recettes d’exportation du leader mondial du Robusta ont, quant à elles, bondi de 50% générant $ 2,3 milliards.

En Indonésie, le Robusta de Sumatra s’est vendu cette semaine avec une décote de $ 140 à $ 150 par rapport au contrat sur juillet, d’autres vendant avec une décote de $ 220 sur le contrat de septembre. « Les volumes de café provenant de Bandar Lampung ont commencé à baisser », explique à Reuters un trader.

http://www.commodafrica.com/01-07-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-30-juin-2022

Chronique des matières première du 20 au 27 juin 2022

CACAO

Un tour pour rien sur le marché du cacao à New York où la position septembre a clôturé jeudi soir au même prix qu’on l’avait laissé vendredi soir, à $ 2 433 (≃1 516 294 Fcfa)  la tonne. En revanche, la fève à Londres a gagné du terrain, évoluant de £ 1 745 (≃1 330 667 Fcfa)  à £ 1 758 (≃1 340 580 Fcfa) hier soir sur la même échéance septembre.

En Côte d’Ivoire, les fortes pluies tombées la semaine dernière devraient booster le développement des cacaoyers pour la prochaine récolte principale 2022/23 qui courra d’octobre à mars prochain. Quant aux arrivages aux deux ports ivoiriens, depuis le 1er octobre au 19 juin, ils ont totalisé 1,943 Mt, soit en baisse de 5% par rapport aux volumes enregistrés sur la même période la campagne dernière.

Côtés entreprises, le géant de la confiserie Mars Inc., qui fabrique notamment les M&M’s, a annoncé mercredi que son directeur général Grant Reid prendrait sa retraite en fin d’année. Son successeur, Poul Weihrauch, préside actuellement la branche des produits pour animaux du groupe, Global Petcare. Grant Reid a rejoint la multinationale en 1988 et en est devenu son CEO en 2014.

Autre nouvelle, Toblerone ne sera plus exclusivement produit en Suisse mais aussi en Slovaquie. Un tournant pour les montagnes suisses chocolatées…

CAFE

Le cours de la livre (lb) de café Arabica sur le marché à terme de New York est passé de $ 2,274 (≃1 417 Fcfa)  vendredi dernier sur l’échéance septembre à $ 2,29  (≃1 427 Fcfa)  à la clôture jeudi soir, tandis que le Robusta évoluait de $ 2 079 (≃1 295 674 Fcfa)  à $ 2 086 (≃1 300 037 Fcfa)  la tonne sur la même période. La récente très forte hausse des prix a conduit un certain nombre d’acteurs dont les origines comme le Brésil à vendre et ce d’autant plus que le real est tombé jeudi à son plus faible niveau depuis février face au dollar, ce qui rend le café brésilien particulièrement compétitif.  « Au-dessus de $ 2,35 (≃1 465 Fcfa), il y a beaucoup de pression à la vente », a confirmé à Reuters un trader aux Etats-Unis.

Toutefois, toujours au Brésil, la récolte connait des retards, ce qui soutient les cours. Au 21 juin, 35% des superficies avaient été récoltées contre 40% à la même période l’année dernière et 44% en moyenne ces cinq dernières années. Ceci dit, Safras estime la récolte 2022 brésilienne à 61,1 Ms soit un volume bien supérieur aux 53,43 Ms attendus par l’agence publique Conab dans ses prévisions annoncées mi-mai. Rappelons que la Conab voyait une hausse de 13,6% de l’Arabica à 35,71 Ms, et de 8,7% du Robusta -le « conilon »- qui atteindrait un record de 17,71 Ms.

En outre, les stocks certifiés sur l’ICE ont encore baissé, s’établissant hier à 975 821 sacs, son niveau le plus faible depuis 22 ans. En effet, l’industrie continue à préférer s’approvisionner en café filiérisé plutôt qu’aux origines. Et, selon des traders interrogés, cette baisse des stocks pourrait durer jusqu’au mois d’octobre, lorsque la nouvelle récolte au Honduras démarrera.

Troisième facteur qui soutient les cours, les investisseurs institutionnels se détournent des marchés des actions, considérés plus risqués actuellement, pour se tourner vers les marchés des matières premières. Enfin, il fait sec au Brésil….

Côté Robusta, la hausse de son prix s’explique cette semaine encore par les volumes limités mis en vente au Vietnam car la campagne tire à sa fin et la prochaine ne commencera que début octobre ; il n’y a donc quasiment plus de volumes, constate-t-on comme toutes ces dernières semaines. Les producteurs dans les Central Highlands ont vendu à des prix en nette hausse cette semaine, à 42 700-43 700 dongs le kilo ($ 1,84-1,88) contre 41 500-42 200 dongs la semaine dernière. A l’export, les traders ont proposé le Grade 2, 5 % brisures et grains noirs, avec une décote allant de $ 140 à $ 150 contre $ 160 la semaine dernière.

En Indonésie, la décote varie de $ 140-150 sur l’échéance juillet à $ 250 sur septembre, selon les traders interrogés par Reuters. « L’offre de café est abondante avec la récolte à Lampung en cours, notamment dans les principales régions de production comme l’Ouest de Lampung et Tanggamus », a indiqué un opérateur. Les volumes exportés de Robusta de Sumatra ont chuté de 72% en mai par rapport à mai 2021, à 2 633,28 t, selon les statistiques officielles. 

Toujours sur le segment du Robusta, l’Ouganda, n°1 africain, a enregistré une baisse de 7,8% de ses exportations durant le mois de mai par rapport à l’année dernière. En cause, la sécheresse qui a impacté les rendements dans certaines des régions productrices du pays. Les expéditions ont totalisé 455 160 sacs de 60 kg, précise Uganda Coffee Development Authority (UCDA). Rappelons que le mois dernier, le Département américain de l’Agriculture (USDA) avait estimé à 6,65 Ms sa production sur la prochaine campagne 2022/23 en raison d’une météorogie favorable, avait-il précisé, et de bons rendements provenant des nouveaux caféiers entrés en production.

http://www.commodafrica.com/24-06-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-23-juin-2022

Synthèse d’actualités du 10 au 16 juin 2022

Le DUS différencier prolongé en Côte d’Ivoire

Pour encourager la transformation locale des fèves de cacao, la Côte d’Ivoire avait décidé de mettre en place à partir de la campagne 2016/17 et pour une durée de cinq ans  le Droit unique de sortie (DUS)  différencier au profit des unités industrielles de transformation de cacao. En effet pour le gouvernement, le DUS différencier a eu un impact positif sur la capacité de broyage installée et corrélativement sur les quantités de fèves broyées.

http://www.commodafrica.com/02-06-2022-la-cote-divoire-prolonge-le-dus-differencie-sur-les-produits-transformes-du-cacao

ACRAM : renforcer le commerce du café

L’Agence africaine et malgache du café Robusta (ACRAM) s’est réunie à Lomé, au Togo, le 27 mai 2022 pour plancher sur les problèmes inhérents au secteur du café. En effet, cette rencontre a permis aux différents acteurs d’échanger sur les évolutions dans le secteur du Café, sur la sensibilisation des autorités des pays membres de l’ACRAM et sur des pistes de solutions existantes pour développer une industrie de café viable et durable.

https://afriquinfos.com/afrique/comment-renforcer-le-commerce-cafe-cacao-entre-les-etats-africains-ambassadeur-aly-toure/

Fed Govt: cocoa production to hit 500,000 tons by 2024

The Federal Government has unveiled plans to increase the production of cocoa from the present 340,000 tons to 500,000 tons by 2024. While explaining that Nigeria was ranked number four among cocoa producing countries in the world, Abubakar assured that the country can achieve an increase in cocoa production based on the present drive of the Federal Government and relevant stakeholders towards utilisation of improved varieties.

https://thenationonlineng.net/fed-govt-cocoa-production-to-hit-500000-tons-by-2024/

Cacao : déficit mondial attendu à 174 000 T en 2021/2022

En 2021/2022, le marché mondial du cacao devrait désormais afficher un déficit de 174 000 tonnes de fèves contre 181 000 tonnes prévues précédemment. C’est ce qu’a annoncé l’Organisation internationale du cacao (Icco) dans ses dernières estimations en ce qui concerne la filière.

https://www.agenceecofin.com/breves-agro/0806-98466-cacao-le-deficit-mondial-est-attendu-a-174-000-tonnes-en-2021/2022

Nigeria moves to get $400/ton premium price on cocoa beans

To benefit from $400 extra price on every tonne of premium quality cocoa beans being enjoyed by farmers in Ghana and Cote d’Ivoire, Nigeria has teamed up with the two countries to fulfil the conditions. Indeed, the additional $400 is a motivation for good agricultural practices (GAP) in cocoa production and compliance with certification standards, avoiding child labor in the cocoa production process and traceability of cocoa beans.

https://guardian.ng/features/nigeria-moves-to-get-400-ton-premium-price-on-cocoa-beans/

Nouvel accord international révolutionnaire sur le café

Un nouvel accord international du café a été signé, le septième depuis celui de 1962, a annoncé hier l’Organisation internationale du café (OIC). Un accord révolutionnaire puisque pour la première fois, il englobe le secteur privé, notamment les détaillants, torréfacteurs et industries du café ainsi que des caféiculteurs. A ce jour, il n’y avait que 42 pays exportateurs et sept importateurs comme membres, représentant 97% de la production caféière mondiale et 67% de la consommation.

https://www.commodafrica.com/10-06-2022-signature-dun-nouvel-accord-international-revolutionnaire-sur-le-cafe

Chronique des matières premières du 13 juin 2022

CACAO

La fève dégringole, la tonne sur le marché à terme de Londres passant de £ 1 794 (≃1 384 806Fcfa) le 1er juin avant la fermeture pendant deux jours des marchés pour célébrer le jubilée de la Reine, à £ 1 762 (≃1 360 105 Fcfa) mercredi soir sur l’échéance septembre. Sur la place de New York, le contrat juillet est passé de $ 2 469 (≃1 526 138 Fcfa) la tonne vendredi dernier à $ 2 428 (≃1 500 795 Fcfa) à la clôture jeudi soir.

En effet, la belle récolte intermédiaire qui semble se confirmer en Côte d’Ivoire se conjugue avec un temps plutôt sec ce qui réduit les risques de maladie, notamment la pourriture noire, estime le prévisionniste Climate24. « Les conditions ont été bonnes pour les arbres cette année », confie à Reuters un planteur près de Soubre. « Nous allons avoir beaucoup de cacao dans les semaines à venir. » En outre, nombre de cacaoculteurs estiment que la qualité des fèves va s’améliorer à partir de la fin juillet dans les ceintures cacaoyères de la région de Daloa, au centre-ouest du pays, et dans les régions centrales de Yamoussoukro et de Bongouanou. Les arrivages de fèves aux ports ivoiriens d’Abidjan et de San Pedro totalisent 1,926 millions de tonnes (Mt) de début octobre au 4 juin, en baisse de 5,1% par rapport à la même période la campagne dernière, estiment les exportateurs.

CAFE

Baisse de tension sur les marchés du café Robusta cette semaine alors que l’Arabica surfe sur la vague de la fermeté. Ainsi, le Robusta coté à Londres est passé de $ 2 136 (≃1 320 030 Fcfa) la tonne mercredi 1er juin avant la fermeture des marchés britanniques pour fêter le Jubilée de la Reine, à $ 2 093  (≃1 293 725 Fcfa) hier soir sur l’échéance juillet. En revanche, la livre (lb) d’Arabica côté à New York, a évolué de $ 2,324  (≃1 436 Fcfa) vendredi dernier à $ 2,3465 (≃1 450 Fcfa) hier soir.

L’œil rivé sur les volumes de stocks de l’ICE à New York, les opérateurs sur le marché de l’Arabica ont, en effet, pu constater qu’ils sont au plus bas depuis trois mois, à 1,02 million de sacs de 60 kilos (Ms). Ils ont constaté aussi que les primes sur le marché du physique sont en train de grimper en flèche.

Côté Robusta aux origines, la situation est toujours très calme au Vietnam, les volumes étant insignifiants. On attend la prochaine campagne 2022/23 qui démarrera début octobre. Les producteurs dans les Central Highlands ont encore quelques volumes qu’ils distillent à la vente au compte-goutte : ils ont trouvé preneurs cette semaine dans une gamme de prix resserrée, à 41 900-42 900 dongs le kilo ($ 1,81-1,85) contre 41 400 à 43 100 dongs la semaine dernière. A l’export, les traders ont vendu avec une décote sur Londres de $ 150 à $ 160 par rapport au contrat septembre, soit bien moins que la décote de $230-240 enregistrée la semaine dernière. Le Vietnam a exporté 881 565 t de janvier à fin mai, soit une hausse de 23,3% par rapport à la même période l’année dernière. A noter que le Département américain de l’Agriculture (USDA) vient de réviser à la hausse ses estimations de récolte 2021/22 du Vietnam à 31,52 Ms (grain vert équivalent) car les rendements auraient été meilleurs qu’escomptés. En 2022/23, la production serait de 30,93 Ms avec des exportations estimées à 26,65 Ms.

En Indonésie où, à Lampung, la récolte principale démarre, la décote pour le Robusta de Sumatra est demeurée inchangée par rapport à la semaine dernière, à $ 170-180 sur le contrat juillet et $ 250 sur celui de septembre

Dans sa toute première estimation de la nouvelle campagne 2022/23 au Brésil qui s’ouvre bientôt (juillet-juin), l’USDA l’estime en hausse de 11% pour atteindre 64,3 Ms avec des exportations en progression de 3% à 39,05 Ms. Ce chiffre de production est bien supérieur aux estimations jusqu’alors publiées par les différents analystes indépendants, indique Reuters qui suit le marché du café comme le lait sur le feu… : mercredi, le brésilien IBGE a, quant à lui, abaissé de 3,7% à 52,8 Ms ses prévisions antérieures de production 2022/23, réduisant de 5,9% ses estimations de production d’Arabica à 35,2 Ms mais remontant de 0,8% ceux de Robusta (conilon) à 11 Ms. Mardi, Fitch Solutions avançait un chiffre de 60 Ms sur 2022/23. Notons que Fitch estime que les cours mondiaux vont baisser sur fond d’excédent caféier en 2022/23, d’inflation limitant la consommation et de croissance mondiale en berne.

Mais revenons à l’analyse de l’USDA. Si ses prévisions s‘avéraient exactes, cela permettrait d’accroître les volumes mis sur le marché mondial et de calmer la spirale haussière des prix enregistrées depuis des mois maintenant. Pour être plus précis, le Brésil, selon l’USDA, produirait 41,5 Ms d’Arabica, ce qui serait un bond de 14% par rapport à 2021/22, tandis que le Robusta atteindrait le record de production de 22,8 Ms. La clef de la réussite sur le Robusta ? Des conditions météorologiques très bonnes et une bonne gestion de la récolte. A noter que, toutes variétés de café confondues, la consommation du n°2 mondial en la matière (derrière les Etats-Unis) serait de 22,45 Ms, soit sensiblement aux mêmes niveaux que la campagne précédente, les prix élevés et la modestie de la croissance économique retreignant le nombre de tasses de café bues par les Brésiliens.

A noter enfin, toujours s’agissant du Brésil, que l’USDA a révisé à la hausse de 1,8 Ms ses estimations de la campagne 2021/22 au Brésil qui serait de 58,1 Ms.

S’agissant de la Colombie, l’USDA estime que sa production en 2022/23 demeurerait inchangée par rapport à l’actuelle campagne 2021/22, à 13 Ms. La météo a été plutôt bonne mais le renchérissement des engrais en limite l’usage et devrait impacter les rendements. En conséquence, les exportations ont été sévèrement révisées à la baisse, de 6,7%, pour revenir aux volumes de 2021/22 de 13 Ms en 2022/23. Le comble est que l’USDA prévoit une hausse, certes limitée mais réelle, des importations colombiennes de café en 2022/23 à 1,9 Ms ; 64% du café importé vient du Brésil, bien sûr, suivi par le Pérou, le Honduras et l’Equateur. 91% des importations de café sont en grains, 8% du soluble et 1% du torréfié.

En revanche, la production indienne 2022/23 est perçue par l’USDA en hausse de 3,8% à 5,74 Ms. En effet, une pré-mousson couplée à une mousson principale toutes deux normales devraient permettre d’accroître les rendements. Les exportations sont estimées en progression de 2,4% à 5,98 Ms mais des difficultés subsistent dans la chaine d’approvisionnement. Surtout, l’envol des cafés de spécialités suscite l’émergence de nouveaux buveurs de café, notamment parmi les jeunes, qui n’auront pour frein que l’inflation. En tout état de cause, l’USDA estime que les stocks indiens seront étroits.

Côté entreprises, Starbucks a pu rouvrir 600 de ses 940 magasins en Chine avec l’allègement des restrictions liées à la covid.

http://www.commodafrica.com/10-06-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-9-juin-2022

Chronique des matières premières du 6 juin 2022

CACAO

A New York, le cours du cacao a bien évolué cette semaine, terminant hier soir à $ 2 485 (≃1 519 353 Fcfa)  la tonne (t) sur l’échéance juillet contre $ 2 456 (≃1 501 633 Fcfa) en fin de semaine dernière.  Le marché à Londres est resté fermé jeudi et aujourd’hui pour fête nationale, le cacao ayant clôturé mercredi à £ 1 794 (≃1 377 559 Fcfa), parti vendredi dernier de £ 1 730 (≃1 328 415 Fcfa) sur l’échéance septembre.

L’Organisation internationale du cacao (OIC) a légèrement révisé à la baisse son estimation de déficit pour la campagne 2021/22 en cours : il serait de 174 000 t contre les 181 000 t estimées précédemment. La production est maintenant attendue à 4,92 millions de tonnes (Mt) sur 2021/22, en baisse de 6% sur la campagne précédente, alors que les broyages augmenteraient de 1,5% à 5,05 Mt. L’organisation a également revu ses chiffres sur 2020/21 avec un excédent de 215 000 t.

En Côte d’Ivoire, les arrivages aux ports d’Abidjan et de San Pedro ont totalisé 1,898 million de tonnes (Mt) entre le 1er octobre et le 29 mai, en hausse de 5% par rapport à la même période la campagne dernière, estiment les exportateurs. En Côte d’Ivoire où les pluies ont été au-dessus des moyennes saisonnières la semaine dernière ce qui devrait renforcer la campagne intermédiaire qui court d’avril à septembre. Toutefois, on a besoin de plus de soleil dans les zones de production afin que le cacao sèche bien et pour éviter les moisissures.

A l’export, la Côte d’Ivoire a enregistré une chute de 9,4% des volumes expédiés entre le 1er octobre et fin avril, à 1 144 090 t, selon les données portuaires provisoires publiées le 1er juin. Les exportations de produits du cacao semi-finis et finis (poudre, beurre, chocolat) ont, cumulativement, glissé de 0,3% sur la même période à 279 460 t.

Notons que la Côte d’Ivoire et le Ghana, conjointement, ont publié le 1er juin le différentiel pays payé par les exportateurs de fèves afin d’accroître la transparence sur le marché.

Côté entreprises, Barry Callebaut a lancé sa première usine d’achat, nettoyage des fèves, séchage et exportation en Equateur, a annoncé hier le groupe suisse.

CAFE

Petit coup de mou en cette fin de semaine sur le marché de l’Arabica à New York. Mais sur l’ensemble de la période sous revue, la progression est demeurée belle. Partie de $ 2,2695 (≃1 388 Fcfa) sur juillet vendredi dernier, la livre (lb) a clôturé hier soir à $ 2,3825 (≃1 456 Fcfa) après avoir touché en cours de séance un pic de $ 2,42 (≃1 480 Fcfa) qui n’avait plus été atteint depuis le mois de février. Quant au Robusta coté à Londres, la tonne est passée de $ 2 097 (≃1 282 126 Fcfa) vendredi dernier sur l’échéance juillet à $ 2 136 (≃1 305 971 Fcfa) mercredi soir, hier et aujourd’hui étant fériés au Royaume Uni.

Un marché qui demeure bien soutenu car les flux de café du Brésil et d’Amérique centrale demeurent limités. A noter que l’Arabica du Guatemala a enregistré cette semaine sa plus forte prime d’origine depuis au moins 2010, à 82 cents la livre au-dessus de la cotation du marché à terme de New York. En outre, les stocks certifiés d’Arabica de l’ICE continuent de chuter : ils se situent à 1,04 Ms, leur plus faible niveau depuis la mi-mars. Selon certaines rumeurs, ils devraient encore fondre de 350 000 t prochainement.

En Asie cette semaine, les prix ont grimpé au Vietnam par rapport à la semaine dernière, suivant en cela la belle progression des cours mondiaux du Robusta à Londres alors que les volumes s’amenuisent à l’origine. Les producteurs dans les Central Highlands ont vendu leur café entre 41 400 et 43 100 dongs le kilo ($ 1,78-1,86) contre 40 600 à 41 700 dongs la semaine précédente. A l’export, les traders ont offert le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, avec une décote allant de $ 230 à $ 240 la tonne contre $ 250 à $ 270 la semaine dernière. Le n°1 mondial du Robusta a enregistré une hausse de 24,2% de ses volumes exportés sur les 5 premiers mois de l’année calendaire, à 889 000 t, selon les statistiques gouvernementales.

En Indonésie, les grains de Robusta de Sumatra ont été offerts à l’export avec une décote de $ 170 à $ 180 par rapport au contrat juillet de de $ 250 par rapport à septembre. En comparaison, la semaine dernière, les traders ont proposé une décote de $ 170 à 180 sur le contrat juillet et de $ 250 sur celui de septembre. En effet, les prix ont baissé car la récolte bat son plein et les volumes sont conséquents. Mais les exportateurs se heurtent à une forte concurrence de la part des acheteurs pour approvisionner le marché local. « Une société locale achète actuellement d’importants volumes comme si elle craignait que la campagne s’arrête bientôt », explique un trader à Reuters.

Au Brésil, la récolte est en retard par rapport aux autres années. Au 31 mai, 18% des superficies ont été cueillies contre 20% l’année dernière à pareille époque et 23% en moyenne sur les cinq dernières années.

http://www.commodafrica.com/03-06-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-2-juin-2022

Chronique des matières premières du 23 mai 2022

CACAO

C’est le chamboule-tout sur le cacao ! Partie de £ 1 779 (≃1 374 455 Fcfa) vendredi dernier sur le marché à terme de Londres, la tonne de fèves a clôturé mercredi 18 mai 2022 à £ 1 743 (≃1 346 641 Fcfa) tandis que New York glissait de $ 2 469 (≃1 529 965 Fcfa).à $ 2 457 (≃1 522 529 Fcfa), tous deux sur l’échéance juillet.

« De fortes pluies ont amélioré les perspectives pour la campagne intermédiaire qui est en cours en Côte d’Ivoire. Ceci pourrait signifier que la baisse jusque-là attendue par rapport à la campagne dernière sera neutralisée », estime Commerzbank.

En Côte d’Ivoire, les arrivages aux deux ports d’Abidjan et de San Pedro ont totalisé 1,841 Mt entre le er octobre et le 15 mai, estiment les exportateurs, en baisse de 3,9% par rapport à la même période la campagne dernière.

Cette semaine, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble pour le renforcement de leurs stratégies face aux mécanismes de fixation des prix des marchés. Un appel a été lancé aux acteurs de l’industrie du cacao pour l’application du différentiel de revenu décent (DRD).

Enfin, le marché mondial serait déficitaire de 181 000 t en 2021/22 essentiellement dû à la baisse de production au Ghana, selon l’Organisation mondiale du cacao (ICCO) qui a publié lundi son rapport mensuel de marché d’avril.

CAFE

Un café gaillard servi sur un plateau cette semaine, la livre (lb) d’Arabica passant de $ 2,139  (≃1 325 Fcfa), vendredi dernier à $ 2,187 (≃1 355 Fcfa), mercredi 18 mai 2022, tandis que le Robusta à Londres grimpait de $2 040 lb (≃1 264 126 Fcfa), a tonne à $2 080 (≃1 288 913 Fcfa), sur l’échéance juillet. Ceci dit, le marché n’a pas été un long fleuve tranquille car si tout le monde craint les gelées au Brésil, les dernières prévisions indiquent que les plantations d’Arabica, la plus vulnérable des deux variétés de café qui poussent chez le leader mondial du grain, n’ont pas ou très peu impactées par les températures froides attendues tôt mercredi matin. D’où le recul de 4% des cours ce jour-là, face au peu d’impact, les prix se ressaisissant hier.

Car même non impacté à ce jour par le froid, le marché du café demeure haussier en raison du contexte principalement brésilien. Hier, la Conab a révisé à la baisse ses estimations de janvier concernant la production brésilienne en 2022 : la récolte ne serait que de 53,43 millions de sacs de 60 kg (Ms) contre les 55,74 Ms avancées en janvier. Ceci dit, ce volume demeurerait supérieur de 12% à celui de la campagne dernière mais en baisse de 15,3% par rapport au record atteint en 2020. La Conab estime la production d’Arabica à 35,71 Ms, soit 13,6% de plus qu’en 2021 mais en chute libre de 38,78% par rapport à ses prévisions de janvier. « Malgré le cycle positif, la météo sévère en 2021 a sévèrement affectée les rendements qui sont estimés être 23,6% plus bas que lors de la dernière année ’haute ‘ du cycle végétatif biennal de l’Arabica, a déclaré Conab hier. Le Robusta quant à lui, devrait atteindre un record de 17,71 Ms, en progression de 8,7% sur 2021. En janvier, elle l’avait estimée à 16,9 Ms. A fin avril, 5,9% du café au Brésil avait été récolté. En réalité, le marché s’attendait à ce que la Conab révise beaucoup plus sévèrement à la baisse ses précédentes prévisions de récolte de production d’Arabica.

La situation sur le marché mondial sera, de toute façon étroite mais on le sait déjà, estime pour sa part l’analyste des marchés des softs Judith Ganes. En outre, les volumes de stocks certifiés de l’ICE New York seront bas.

En Asie cette semaine, et plus particulièrement au Vietnam, leader mondial du Robusta, les stocks de café sont très réduits mais la demande est également très faible. Les producteurs dans les Central Highlands ont vendu quasiment au même prix que la semaine dernière, à 40 600-41 700 dongs le kilo ($ 1,75-1,80) contre 40 500-41 400 dongs la semaine dernière. A l’export, le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, s’est vendu avec une décote de $ 230 à $ 270 la tonne contre $ 200 à $ 250 il y a une semaine.

En Indonésie, la décote s’est établie à $ 170 la tonne par rapport à l’échéance juin et à $ 220 par rapport à juillet. Les volumes en vente sont en nette hausse cette semaine et les acheteurs locaux sont très demandeurs. Sur le mois d’avril, les exportations du pays ont chuté de 52% par rapport à avril 2021, à 6 770,97 t.

En Ouganda, les ventes à l’international se sont contractées de 24% en avril, à 407 762 sacs, suite à la sécheresse dans certaines parties du pays qui ont impacté les rendements, a indiqué lundi Uganda Coffee Development Authority (UCDA). En revanche, les recettes à l’export ont flambé, en hausse de 42% sur avril 2021, à $ 70,9 millions.

Cependant, le Département américain de l’Agriculture (USDA) entrevoit la campagne 2022/23 en nette hausse pour atteindre un nouveau record de 6,65 Ms car la météo semble favorable et les nouveaux caféiers montent en puissance. Les exportations de Robusta atteindraient un nouveau record de 6,52 Ms. La consommation nationale devrait aussi reprendre avec le tourisme, les hôtels et restaurants retrouvant des niveaux d’activités plus normales, avec le recul de la pandémie mondiale de la Covid.

Aux Etats-Unis, les stocks de café ont augmenté de 86 308 sacs en avril pour totaliser 5,9 Ms, selon la Green Coffee Association.

http://www.commodafrica.com/20-05-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-19-mai-2022

Chronique des matières premières du 25 avril 2022

CACAO

Les cours du cacao ont perdu durant la période sous revue, la tonne clôturant hier soir à Londres à £ 1 788 (≃1 394 014 Fcfa) la tonne sur l’échéance juillet contre £ 1 803 (≃1 405 709 Fcfa) en fin de semaine dernière, tandis qu’à New York elle terminait à $ 2 592 (≃1 585 526 Fcfa) contre $ 2 636 (≃1 612 441 Fcfa) en début de période sous revue.

Une fin de semaine en berne marquée par la publication des broyages en Amérique du Nord et en Asie qui sont tous les deux en baisse sur le premier trimestre de l’année calendaire. Ainsi, à fin mars, les broyages en Amérique du Nord ont glissé de 2,77% par rapport à début 2021 à 114 694 t, selon les chiffres de la National Confectioners Association (NCA) publiés hier. Toutefois, cette baisse peut s’expliquer par le fait qu’une usine n’a pas répondu à l’enquête alors qu’elle l’avait fait auparavant mais sans préciser les volumes impliqués. En Asie, la Cocoa Association of Asia annonce aujourd’hui une baisse de 0,25% à 213 313 t. Rappelons que les broyages en Europe ont grimpé de 4,4% sur la même période.

En Côte d’Ivoire, les arrivages aux ports d’Abidjan et de San Pedro ont totalisé 1,739 Mt du 1er octobre au 17 avril, selon les exportateurs, en baisse de 0,8% sur la même période la campagne dernière.  

CAFE

Le café se porte toujours bien, l’Arabica évoluant de $ 2,2375 (≃1 368 Fcfa)  la livre (lb) en fin de semaine dernière à $ 2,281 (≃1 395 Fcfa)  hier soir à New York tandis que le Robusta à Londres passait de $ 2 099 (≃1 283 958 Fcfa) à $ 2 114 (≃1 293 133 Fcfa) la tonne, tous deux sur l’échéance juillet.

La tendance est plutôt haussière avec pour toile de fond une demande mondiale qui se maintient et un temps très sec chez le premier producteur mondial, le Brésil. Toutefois, le marché a dû digérer la hausse des stocks de café vert cette semaine dans les ports aux Etats-Unis, une hausse certes modeste de l’ordre de 1% sur le mois précédent ou encore de 54 950 sacs de 60 kg, mais il s’agit de la première hausse en six mois chez le premier consommateur mondial de café. Les stocks totaux de café vert dans les ports américains à fin mars étaient de 5,82 Ms.

Au Vietnam, leader mondial du Robusta, la campagne tire à sa fin et on manque de volumes ce qui, toutefois, n’a pas provoqué de sursaut des prix auprès des caféiculteurs. Dans les Central Highlands, le café a été acheté à 40 300 – 41 000 dongs le kilo (1,77-1,79) contre 40 500 à 41 500 dongs la semaine dernière. A l’export, le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, s’est vendu avec une décote moindre que la semaine précédente, à -$ 220 la tonne contre -$ 250 à $ 260 la semaine dernière. « Les acheteurs se tournent vers les pays rivaux que sont le Brésil et l’Indonésie pour des grains car les stocks ici sont quasiment vides », a expliqué à Reuters un trader de la province de Dak Lak. « La rareté du produit évite aux prix de chuter. »

En Indonésie, dans la province de Lampung, les prix ont baissé cette semaine car l’offre est abondante alors que la demande progresse mais demeure timide. Le café a été offert aux acheteurs avec une décote de $ 170 sur les contrats mai et juin à Londres et de $ 220 sur juillet, contre une décote respectivement de $ 150 à $ 200 la semaine dernière.

En Ouganda, n°1 du Robusta africain, les exportations ont chuté de 16,4% à 478 023 sacs de 60 kg en mars par rapport à mars 2021 à cause du temps très sec qui a impacté les rendements, a indiqué hier l’Uganda Coffee Development Authority (UCDA).

Côté entreprises, Nestlé a de bons résultats sur son segment café aux Etats-Unis, ayant pu basculer le renchérissement de ses coûts sur le consommateur. « Il n’y pas beaucoup d’acheteurs cette semaine alors que davantage de nouveaux grains arrivent de la mini récolte en cours. Il semblerait que certains exportateurs essaient de vendre d’abord leurs anciens stocks », explique un opérateur indonésien à Reuters.  Des planteurs en général pressés de vendre afin de disposer de liquidités pour les fêtes de l’Aïd el-Kébir.

http://www.commodafrica.com/22-04-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-21-avril-2022

Chronique des matières premières du 11 avril 2022

CACAO

L’annonce hier de la chute de 34% de la production au Ghana a donné un coup de boost aux cours mondiaux du cacao. Londres a clôturé en hausse de £ 27 la tonne à £ 1 788 (≃1 403 347 Fcfa) sur juillet contre £ 1 761 (≃1 382 156 Fcfa) vendredi dernier. A New York, l’impact a été semblable avec une hausse hier de $ 22 pour terminer la journée à $ 2 627 (≃1 582 531 Fcfa) contre $ 2 618 (≃1 577 109 Fcfa) en fin de semaine dernière.
Ainsi, du 1er octobre 2021, date de l’ouverture de l’actuelle campagne, au 31 mars, les exportations de cacao du Ghana n’ont totalisé que 524 000 tonnes (t) contre 791 000 t sur la même période l’année dernière, a annoncé hier le Cocobod. L’organe régulateur de la filière du numéro 2 mondial du cacao a confirmé ses prévisions d‘atteindre 800 000 t cette campagne.
En Côte d’Ivoire, les arrivages de fèves aux ports d’Abidjan et de San Pedro ont totalisé 1,694 Mt du 1er octobre au 31 mars, en hausse de 1,8% par rapport à la même période l’année dernière, estiment les exportateurs. Dans les zones de plantation, les pluies sont en-dessous des moyennes de ces dernières années mais une bonne humidité des sols est favorable à la récolte intermédiaire qui court d’avril à fin septembre.

CAFE

Le café a perdu de son tonus cette semaine, le Robusta a perdu $ 24 sur la seule journée d’hier, clôturant à Londres à $ 2 066 (≃1 244 579 Fcfa), son plus faible cours en trois semaines ; il était encore à $ 2 146 (≃1 292 771 Fcfa) vendredi dernier. Quant à l’Arabica, la livre (lb) a baissé de 0,6% pour clôturer à $ 2,2615 (≃1 362 Fcfa) sur l’échéance mai, contre $ 2,2735(≃1 370 Fcfa) en fin de semaine dernière.

On ne manque pas de Robusta, ce qui explique la lourdeur du marché au niveau de ses prix. Le Vietnam a annoncé hier une hausse de 28,3% de ses exportations au premier trimestre, à 581 693 t, selon les chiffres des douanes. L’envolée de ses recettes d’exportation vont en faire pâlir plus d’un : elles ont bondi de 60% pour atteindre $ 1,3 milliard. Sur le seul mois de mars, les volumes exportés ont augmenté de 51,4% à 211 015 t. Quant aux perspectives sur 2022/23, elles sont bonnes à ce jour, tant au Vietnam qu’au Brésil sur le segment du Robusta.
Cette semaine, dans les Central Highlands du Vietnam, les producteurs ont vendu leur Robusta à 40 500-41 500 dongs le kilo ($ 1,77-1,81) contre 41 100-42 000 dongs la semaine dernière. « La production au Brésil, où la récolte démarre en juin, devrait être énorme, ce qui exerce une pression à la baisse sur les cours mondiaux », a expliqué à Reuters un trader à Ho Chi Minh City. A l’export, le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, s’est vendu avec une décote de $ 240 à $ 250 la tonne sur le contrat juillet, inchangé par rapport à la semaine dernière.
En Indonésie, le Robusta de la province de Lampung pour expédition en juillet et au-delà, a été offert cette semaine avec une décote de $ 150 à $ 200, relativement inchangée aussi par rapport à la semaine dernière.
Au Brésil, l’Institut de géographie et de statistiques (IBGE) estime que la production de café sera de 56,1 Ms en 2022, en hausse de 0,9% sur 2021.
Mais il ne faut pas oublier que le Brésil est aussi le deuxième plus important consommateur de café au monde. Or, selon l’association industrielle Abic, cette consommation brésilienne aurait augmenté de 1,7% en 2021 (enquête menée de novembre 2020 à octobre 2021) et a représenté 21,5 Ms, soit 4,5 Ms de moins que celle aux Etats-Unis, leader mondial. Ce volume demeure 500 000 sacs en-dessous des 22 Ms enregistrés en 2017, mais sur les 10 dernières années, la progression annuelle moyenne a été de 1%. 2021 a été pénalisée par des difficultés d’approvisionnement et des prix en hausse : en 2021, le prix du café vert a grimpé de 155% pour l’industrie de la torréfaction avec une envolée de 52% des prix au détail pour le consommateur brésilien.
CAFE

Chronique des matières premières du 28 mars 2022

CACAO

Il grimpe, il grimpe, le cacao ! Partie de £ 1 713 (≃1 344 996 Fcfa) vendredi dernier, la tonne de fèves sur l’échéance mai a clôturé le jeudi 24 mars 2022 soir à Londres à £ 1 739 (≃1 365 410 Fcfa), tandis qu’à New York, elle passait de $2 537 (≃1 516 923 Fcfa)  à $ 2 583 (≃1 544 427 Fcfa).

« Différents facteurs convergent vers une hausse des cours mais les prix doivent encore casser des seuils de résistance pour ça », a expliqué mercredi SucDen Financial dans une note de marché.

En effet, les cours devraient augmenter car la demande demeure forte alors que la Côte d’Ivoire et le Ghana auraient déjà très bien vendus par anticipation leur récolte 2022/23, a confié à Reuters un courtier basé aux Etats-Unis.

En Côte d’Ivoire, les fortes pluies qui se sont abattues la semaine dernière dans la ceinture cacaoyère ont ravivé les espoirs d’une bonne récolte intermédiaire d’avril à septembre après la longue période de sécheresse, selon des fermiers. Rappelons que la saison sèche s’achève actuellement chez le premier producteur mondial de cacao ; elle a été plus dure que les autres années.  A noter que les cacaoculteurs se sont vus offrir cette semaine FCFA 600 environ pour leur kilo de fèves alors que le prix garanti est de FCFA 825.

Aux ports maintenant, toujours en Côte d‘Ivoire, les arrivages ont totalisé 1,651 Ms entre le 1er octobre et le 20 mars, selon les calculs des exportateurs, en hausse de 1,5% par rapport à la même période la campagne dernière. 

Au Nigeria, les exportations de fèves auraient grimpé de 5,4% en 2021 à 149 787 t, selon le Federal Produce Inspection Service.

Après la douche froide la semaine dernière, l’Arabica est reparti, clôturant à New York le jeudi 24 mars 2022 soir à $ 2,21 85 la livre (≃1 326 Fcfa) (lb) sur l’échéance mai contre $ 2,2005 (≃1 315 Fcfa) vendredi dernier. A Londres, la tonne de Robusta a baissé, passant de $ 2 167 (≃1 295 692 Fcfa)  la tonne toujours sur mai à $ 2 136 (≃1 277 157 Fcfa).

La tendance est, en effet, haussière avec la reprise de la demande en Asie sur fond d’allègement des mesures de restrictions liées au coronavirus alors que la récolte au Brésil s’annonce moins élevée qu’attendue. Ainsi, la banque néerlandaise spécialisée Rabobank a révisé à la baisse mercredi ses estimations de récolte brésilienne 2022/23 (juillet à juin) à 64,5 millions de sacs de 60 kg (Ms) contre les 66,5 Ms qu’elle avait initialement annoncés. Cette révision a été faite après avoir sondé 229 fermiers au Brésil dotn une grande partie estime que le fleurissement prometteur des caféiers l’année dernière ne donnerait pas le résultat attendu. De ces 64,5 Ms, l’Arabica compterait pour 41,4 Ms alors que le Robusta atteindrait le record de 23,1 Ms.

CAFE

D’ailleurs, le consultant spécialisé Safras & Mercado donne une estimation beaucoup plus basse de la récolte brésilienne 2222/23, à 61,1 Ms. Ce serait 8% de plus que la précédente mais 12% de moins que le record atteint en 2019/20. Quant aux exportations, Safras les estime à 39,25 Ms en 2022/23, en hausse de 3% sur 2021/22 qui était en chute libre de 18% sur la précédente, impactée à la fois par la sécheresse et des gelées historiques. Le consultant estime que les stocks de fin de campagne 2022/23 seront de 2,93 Ms, soit 9% de plus que fin 2021/22.

Au Vietnam cette semaine, les transactions ont été faibles car les stocks sont bas, la demande atone et les cours mondiaux peu incitatifs, ont expliqué à Reuters des traders à Hanoï. Les producteurs dans les Central Highlands ont vendu leur kilo de café entre 41 200 et 42 400 dongs ($ 1,80-1,85), en hausse par rapport à la fourchette de 40 200-42 000 dongs la semaine dernière. A l’export, les traders ont vendu le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, avec une décote de $ 240-250 la tonne contre $ 220-240 la semaine dernière. Sur les caféiers, les cerises commencent à apparaitre mais la pénurie et la cherté des intrants pourraient impacter les rendements et la qualité, selon certains traders.

En Indonésie, où la mini récolte est en cours dans le Lampung mais les volumes sont très faibles car d’importantes pluies ces trois derniers mois ont fait tomber beaucoup de cerises, le Robusta s’est vendu cette semaine avec une décote de $ 150 sur l’échéance avril-mai à Londres, voire $ 200 sur mai, inchangées par rapport à la semaine dernière.

Côté Afrique, suite à la sécheresse, les exportations de café (Robusta) d’Ouganda ont plongé de 20% en février par rapport à il y a un an, à 448 957 sacs de 60 kg, selon Uganda Coffee Development Authority (UCDA).

http://www.commodafrica.com/25-03-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-24-mars-2022

Chronique des matières premières du 11 mars 2022

CACAO

Une semaine de baisse pour les cours du cacao. Partie de £ 1 788 (≃1 397 697 Fcfa) la tonne vendredi 11 mars 2022, l’échéance mai a clôturé hier soir à £ 1 693 (≃1 323 435 Fcfa), tandis que New York plongeait de $ 2 620(≃1 555 965 Fcfa)  à $ 2 504 (≃1 487 075 Fcfa). Les achats industriels sont plutôt modérés et les spéculateurs ne semblent guère enclins à soutenir les prix.

Une faiblesse que certains traders expliquent par l’amélioration des perspectives de campagne en Côte d’Ivoire. En effet, pour la deuxième semaine consécutive, il pleut dans les régions de production avec des niveaux hydrométriques supérieurs à la moyenne, ce qui améliore les perspectives de production pour la campagne intermédiaire qui court d’avril à fin septembre.

La Côte d’Ivoire qui connait actuellement d’importants problèmes de qualité, les exportateurs rejetant plus de la moitié des fèves réceptionnées ces dernières semaines car on compte entre 140 et 150 fèves aux 100 grammes contre 90 à 106 les années précédentes, ont expliqué à Reuters des exportateurs et transformateurs.

Les arrivages aux ports ivoiriens ont atteint 1,618 Mt au 13 mars et ce depuis le 1er octobre, en hausse de 1,4% par rapport à la même période la campagne précédente, estiment les exportateurs. Le Conseil du café cacao (CCC), quant à lui, estime les arrivages aux ports à 1,533 Mt au 28 février, en baisse de 0,5% par rapport à la campagne précédente sur la même période.

CAFE

L’Arabica a perdu en valeur cette semaine passant de $ 2,2195 (≃1 318 Fcfa) la livre (lb) en fin de semaine dernière à $ 2,1610 (≃1 283 Fcfa) à la clôture mercredi 16 mars 2022 à New York sur l’échéance mai. Quant au Robusta côté à Londres, la tonne est passée de $ 2 095 (≃1 244 178 Fcfa) à $ 2 139 (≃1 270 309 Fcfa). Un marché qui est actuellement survendu car la récente baisse des prix a provoqué une vague d’achats mais les négociants estiment que les prix devraient regrimper. Les traders sont actuellement affairés à rediriger des navires initialement destinés pour la Russie et l’Ukraine.

Les plus grandes compagnies maritimes que sont MSC, Maersk et CMA CGM ont temporairement suspendu leurs expéditions vers la Russie. En outre, le rouble a perdu 30% de sa valeur et les torréfacteurs internationaux qui opèrent encore en Russie craignent que la demande ne s’effondre car les prix du café ont triplé sur le marché russe.

Sur les marchés asiatiques du Robusta, au Vietnam, les planteurs des Central Highlands ont vendu leur kilo de café cette semaine à 40 200-42 000 dongs le kilo ($ 1,76-1,84) contre 39 20-41 300 dongs la semaine dernière. Les exportateurs ont offert le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, avec une décote de $ 220 à $ 240 la tonne soit en nette baisse par rapport aux $ 300 de la semaine précédente. Selon certains, les producteurs auraient déjà vendu 70% de leur récolte. En Indonésie, la décote s’est située cette semaine entre $ 150 à $ 200 la tonne sur avril et mai. Les volumes proposés sont encore limités car pour l’instant, il n’y a que la mini récolte qui a démarré dans l’est de Lampung. A noter qu’en février, la province de Lampung a exporté 9 027,5 t de Robusta, soit 54,18% de moins qu’un an auparavant.

La récolte brésilienne s’annonce en nette hausse sur 2022/23, le consultant spécialisé Safras & Mercado l’estimant à 61,1 millions de sacs de 60 kg, soit dans la fourchette haute des estimations jusqu’à maintenant. Si cela se confirmait, ce serait 8% de plus qu’en 2021/22, une campagne très impactée par les conditions météorologiques, mais 12% en dessous du niveau record en 2020/21. Selon Safras, sur ces 61,1 Ms, 38,8 Ms seraient de l’Arabica, en hausse de 11% sur 2021/22 mais 23% de moins qu’en 2020/21, et la production de Robusta à 22,3 Ms, soit 3% de plus qu’en 2021/22.En février, le Brésil a exporté 3,1 Ms de café vert, soit 14,3% de moins qu’en février 2021, selon Cecafe.

Au Vietnam, les exportations sur le mois de février ont accusé une baisse de 14,7% à 139 371 t par rapport à janvier. Toutefois, sur les deux premiers mois cumulés du début de l’année, les volumes à l’export sont en hausse de 30,8% à 370 874 t.

Côté pays consommateurs, aux Etats-Unis, les stocks certifiés de café ont augmenté de 357 549 sacs à 6,2 Ms à fin février, selon la Green Coffee Association.

http://www.commodafrica.com/18-03-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-17-mars-2022