Chronique des matières matières du 02 décembre 2022

CACAO

En cette fin de semaine, les cours du cacao à Londres ont davantage été impactés par la fermeté de la livre sterling par rapport à un panier de monnaies, notamment le dollar, que par l’annonce par l’Organisation internationale du cacao (ICCO) d’un déficit mondial plus élevé que précédemment estimé. Le marché à terme du cacao à New York, au contraire, a davantage accusé le coup.

Ainsi, partie de £ 1 985 (≃1 519 259 FCFA) vendredi dernier, la tonne de cacao a clôturé hier soir à £ 1 980 (≃1 515 433 FCFA). A New York, au contraire, la tonne de fèves est passée de $ 2 484 (≃1 547 805 FCFA) à $ 2 519 (≃1 569 614 FCFA)  sur l’échéance mars, stimulée par cette perspective de déficit plus important.

L’ICCO a annoncé hier que le déficit en 2021/22 serait de 306 000 tonnes (t) et non de 230 000 t comme elle l’avait précédemment estimé. En effet, l’ICCO voit maintenant la production à 4,823 millions de tonnes (Mt) au lieu des 4,89 Mt attendues à cause de rendements plus faibles suite à une météorologie défavorable ainsi que la propagation de maladies dans la plupart des pays producteurs de cacao. La demande est, quant à elle, révisée à la hausse de près de 10 000 t, à 5,081 Mt contre 5,071 Mt estimées précédemment.

En Côte d’Ivoire, n°1 mondial de la fève, les exportations en octobre, premier mois de la nouvelle campagne, ont totalisé 24 759 t, en chute libre de 67% par rapport à octobre 2021, a annoncé mercredi les autorités portuaires, précisant que ces chiffres étaient provisoires. En revanche, les exportations e produits semi-transformés du cacao, essentiellement de la poudre et du beurre, ont bondi de près de 10,5% à 46 729 t en octobre.

Du 1er octobre au 27 novembre, les arrivages aux ports ivoiriens ont totalisé 718 000 t, selon les exportateurs, en hausse de 1,1% par rapport à la même période la campagne dernière. Le rythme des arrivages s’accélère donc puisque depuis le début de la campagne, les volumes étaient nettement inférieurs à un an auparavant.

CAFE

En cette fin de semaine, les cours du cacao à Londres ont davantage été impactés par la fermeté de la livre sterling par rapport à un panier de monnaies, notamment le dollar, que par l’annonce par l’Organisation internationale du cacao (ICCO) d’un déficit mondial plus élevé que précédemment estimé. Le marché à terme du cacao à New York, au contraire, a davantage accusé le coup.

Ainsi, partie de £ 1 985 (≃1 519 259 FCFA) vendredi dernier, la tonne de cacao a clôturé hier soir à £ 1 980 (≃1 515 433 FCFA). A New York, au contraire, la tonne de fèves est passée de $ 2 484 (≃1 547 805 FCFA) à $ 2 519 (≃1 569 614 FCFA)  sur l’échéance mars, stimulée par cette perspective de déficit plus important.

L’ICCO a annoncé hier que le déficit en 2021/22 serait de 306 000 tonnes (t) et non de 230 000 t comme elle l’avait précédemment estimé. En effet, l’ICCO voit maintenant la production à 4,823 millions de tonnes (Mt) au lieu des 4,89 Mt attendues à cause de rendements plus faibles suite à une météorologie défavorable ainsi que la propagation de maladies dans la plupart des pays producteurs de cacao. La demande est, quant à elle, révisée à la hausse de près de 10 000 t, à 5,081 Mt contre 5,071 Mt estimées précédemment.

En Côte d’Ivoire, n°1 mondial de la fève, les exportations en octobre, premier mois de la nouvelle campagne, ont totalisé 24 759 t, en chute libre de 67% par rapport à octobre 2021, a annoncé mercredi les autorités portuaires, précisant que ces chiffres étaient provisoires. En revanche, les exportations e produits semi-transformés du cacao, essentiellement de la poudre et du beurre, ont bondi de près de 10,5% à 46 729 t en octobre.

Du 1er octobre au 27 novembre, les arrivages aux ports ivoiriens ont totalisé 718 000 t, selon les exportateurs, en hausse de 1,1% par rapport à la même période la campagne dernière. Le rythme des arrivages s’accélère donc puisque depuis le début de la campagne, les volumes étaient nettement inférieurs à un an auparavant.

Chronique des matières matières du 28 novembre 2022

CACAO

Sur une semaine très écourtée à New York en raison des célébrations de Thanksgiving, la tonne de
cacao est passée de $ 2 456 (≃1 552 806 FCFA) vendredi dernier à $ 2 444 (≃1 545 219 FCFA) à la
clôture mercredi sur l’échéance mars, tandis qu’à Londres, les fèves étaient hier soir à £ 1 955 (≃1 480
424 FCFA), soit quasiment au même prix que les £ 1 953 (≃1 478 909 FCFA) enregistrés en fin de
semaine dernière, les deux marchés étant sur la position mars.
En Côte d’Ivoire, la fin de la grève au port de San Pedro a boosté les chiffres cumulés d’arrivages de
la semaine dernière des fèves aux deux ports ivoiriens, arrivages estimés par les exportateurs à 595
000 tonnes (t) entre le 1er octobre et le 20 novembre. Ceci ne représente qu’une baisse de 3,9% par
rapport à la même période l’année dernière alors que la semaine précédente, ils étaient de 12%
inférieures aux niveaux de l’année précédente à pareille époque.
En Côte d’Ivoire aussi où un bon mix de pluies et de soleil est le bienvenu dans les régions cacaoyères.
C’est de bon augure pour le développement de la campagne principale qui court jusqu’à fin mars.
Un mot du Ghana, n°2 mondial du cacao, qui traverse de grandes turbulences financières et de crise
économique avec une inflation alimentaire qui a atteint 65,2% en octobre par rapport à un an
auparavant. Accra est en cours de négociation avec le Fonds monétaire international (FMI) pour alléger
sa dette et obtenir un soutien. Le Ghana envisage d’importer son pétrole en payant en or au lieu du
dollar. A ce jour, aucune déclaration n’a été faite quant à l’impact que cela pourrait avoir sur la filière
cacao. Rappelons que le pays a ouvert sa campagne cacao en annonçant une hausse de 21% de son
prix garanti bord champs alors qu’on s’attend à une baisse de sa production cette campagne 2022-23.

CAFE

Le café Arabica, coté à New York où les marchés ont fermé mercredi pour le reste de la semaine, a terminé en
hausse à $ 1,6275 (≃1 029 FCFA) contre $ 1,551 (≃ 981 FCFA) la livre (lb) vendredi dernier sur l’échéance mars.
Quant au Robusta à Londres, la tonne a bien progressé, passant de $ 1 811 (≃1 145 005 FCFA) en fin de semaine
dernière à $ 1 843 (≃1 165 237 FCFA) hier soir sur l’échéance janvier.
Une hausse des cours qui s’expliquerait, selon les observateurs, par la fin (pour le moment) du mouvement de vente
des fonds d’investissement et de spéculation mais aussi par la perspective d’une prochaine récolte brésilienne sur
2023 qui pourrait, en définitive, être moins importante qu’anticipée.
En effet, les caféiculteurs et les experts ont revu à la baisse leurs prévisions de production brésilienne sur l’année
prochaine car après floraison, lorsque les pluies sont revenues en octobre, nombre de fleurs n’ont pas donné de
cerises. Peut-être est-ce en raison d’un hiver très sec ou d’une fatigue naturelle des caféiers. Par conséquent, les
volumes de café seraient, en réalité, similaires à ceux de cette année alors que, jusqu’à maintenant, la plupart des
négociants internationaux attendaient la prochaine récolte brésilienne en hausse. Ce que Carlos Augusto Rodrigues
de Melo, président de Cooxupe, la plus grande coopérative de café du Brésil et le premier exportateur du pays, a
confirmé cette semaine, déclarant que la nouvelle récolte serait de taille similaire aux deux précédentes, toutes deux
affectées par des conditions météorologiques défavorables.
« Nous nous attendions à une augmentation des rendements (pour 2023), mais nous avons changé d’avis après le
développement de la floraison », a aussi déclaré à Reuters le caféiculteur Paulo Armelin qui cultive 220 hectares de
café dans la région de Cerrado Mineiro.
Côté Vietnam, leader mondial du Robusta, les pluies ont perturbé la récolte qui bat son plein et les activités de
séchage des cerises. Les caféiculteurs dans les Central Highlands ont vendu à des prix légèrement inférieurs à la
semaine précédente, à 39 200- 40 200 dongs le kilo ($ 1,58-$ 1,62) contre 38 900- 40 100 dongs précédemment. «
« Les pluies ont retardé le processus de cueillette des cerises dans certaines régions des Hauts Plateaux du centre,
suscitant des inquiétudes quant à l’approvisionnement dans les prochaines semaines », a déclaré un trader basé
dans la province de Dak Lak. A L’export, le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, a été offert à l’export avec une
décote de $ 60 à $ 70 la tonne par rapport au contrat de mars à Londres, inchangé par rapport à la semaine
précédente.

http://www.commodafrica.com/25-11-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-24-novembre-2022

Chronique des matières matières du 03 Novembre 2022

CACAO

La fève rebondit sur fond de guerre frontale entre les pays producteurs d’Afrique de l’Ouest et les grands industriels et multinationales du cacao et chocolat …. A Londres, la faiblesse de la livre sterling a encouragé les acheteurs, faisant grimper la tonne de fèves de £ 1 861 (≃1 417 282 FCFA) vendredi dernier à £ 1 952 (≃1 486 585 FCFA)  hier soir sur l’échéance mars. Si le marché de New York a chuté hier de $ 7, la tonne de cacao aura tout de même connu une belle ascension sur la période sous revue, passant de $ 2 319 (≃1 559 713 FCFA) en fin de semaine dernière à $ 2 372 (≃1 595 360 FCFA) hier sur l’échéance décembre.

Sur la scène mondiale du cacao, c’est donc l’affrontement. Le Conseil du café et du cacao (CCC) en Côte d’Ivoire a annoncé que tous les acheteurs de cacao devront avoir régularisé le paiement de leur différentiel de revenu décent (DRD) de $ 400 la tonne d’ici le 20 novembre, rapporte Reuters. Ceci fait suite à ce que les multinationales du cacao traînent les pieds sur le DRD et les nouveaux différentiels d’origine positifs, affirmant qu’il n’est pas viable de payer autant pour le cacao dans un contexte d’offre excédentaire faisant baisser les prix sur le marché mondial. Rappelons qu’en juillet, le CCC a fixé ce différentiel d’origine à zéro pour août contre -£ 125 la tonne en juillet. Pour sa part, le Cocobod l’a relevé à £ 20 la tonne en août contre -£ 50 en juillet. Selon une source du CCC, s’ils ne s’acquittent pas du paiement tant du DRD que de la prime pays, les acheteurs ne seront plus autorisés à accéder aux plantations de cacao pour compter les cabosses, ce qui est une information fondamentale clé pour prédire la taille des rendements des cacaoyers.

Une campagne qui démarre plus que lentement chez le numéro un mondial. Au 30 octobre, soit sur l’ensemble du premier mois de la campagne 2022/23, les arrivages aux ports de San Pedro et d’Abidjan ont chuté de 21% par rapport à octobre 2021, à 295 000 t, estiment les exportateurs. Côté champs, il devrait moins pleuvoir, estime le prévisionniste Climate-42, et ceci n’aurait rien d’inquiétant a priori car les sols sont bien humides après les précipitations au-dessus de la moyenne ces derniers mois.

Côté entreprise, le géant Barry Callebaut a annoncé cette semaine la baisse de 6,1% de son résultat net alors que son chiffre d’affaires a grimpé de 12,3%. Pour le chocolat, tout va bien pour le leader mondial avec une progression de 5,9% de ses ventes sur ce segment. Ceci dit, le suisse demeure confiant : le ralentissement économique mondial ne devrait pas impacter la demande en chocolat.

Toujours chez Barry Callebaut, il a été annoncé mercredi le départ en fin d’année pour des raisons personnelles de son directeur général, Olivier Delaunay, qui sera remplacé à partir du 1er janvier par Jo Thys.

CAFE

Triste semaine pour les cafés… Hier, en cours de séance à Londres, le Robusta a touché son prix le plus bas en 15 mois, à $ 1 814 (≃1 220 060 FCFA) la tonne pour se ressaisir et clôturer à $ 1 842 (≃1 238 892 FCFA) sur l’échéance janvier ; il était à $ 1 873 (≃1 259 742 FCFA) vendredi dernier. Quant à l’Arabica, il n’a guère fait mieux, passant de $ 1,7560 (≃1 181 FCFA) la livre (lb) sur l’échéance décembre en fin de semaine dernière à $ 1,6835 (≃1 132 FCFA) hier soir sur l’échéance mars. Il est proche des $ 1,6595 (≃1 116 FCFA) enregistrés la semaine dernière ce qui était son niveau le plus bas en 15 mois aussi. Les fonds d’investissements détiennent maintenant une position courte ce qui, certes, réduit les liquidations de positions, mais témoignent d’un avenir plutôt morose quant aux prix.

Un Robusta qui subit le tout début de la récolte au Vietnam et la perspective de voir les volumes affluer prochainement alors que la demande est terne.  « La récolte a déjà démarré dans certaines régions mais doucement. Les acheteurs devront encore attendre au moins trois semaines de plus pour un approvisionnement abondant en grains de café », a expliqué un trader vietnamien à Reuters. Certains estiment que la production cette campagne serait moindre que la précédente, mais sans fournir d’estimations chiffrées.

Selon les statistiques nationales, les exportations de café du Vietnam ont augmenté de 10,6% sur les dix premiers mois de l’année pour atteindre 1,4 Mt ou encore 23 millions de sacs de 60 kg (Ms). Ses recettes ont, quant à elles, bondi de 33,4% à $ 3,3 milliards.

L’Indonésie, quant à elle, aurait exporté 53 268 t de Robusta en septembre, soit plus du double par rapport à il y a un an. Actuellement, il n’y a quasiment plus de volumes à l’export.

Côté Arabica, c’est l’amélioration des perspectives de récolte au Brésil mais aussi l’anticipation d’une hausse des stocks certifiés de la bourse de New York qui plombent le café : l’Arabica a perdu 11% de sa valeur sur la seule semaine dernière. En outre -facteur déstabilisant, pour la deuxième année consécutive, les caféiculteurs brésiliens font défaut sur leurs contrats, refusant de livrer du café aux prix négociés. Les maisons de négoce se voient dans une position très délicate car cela les expose à de lourdes pertes.

http://www.commodafrica.com/04-11-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-3-novembre-2022

Chronique des matières matières du 28 octobre 2022

CACAO

Un marché du cacao drivé cette semaine essentiellement par des facteurs monétaires. Ainsi, à Londres, la tonne (t) de cacao est passée de £ 1 907 (≃1 461 353 FCFA) vendredi dernier à £ 1 869 (≃1 432 233 FCFA) à la clôture hier soir à Londres sur l’échéance mars, tandis que New York grimpait de $ 2 306 (≃1 521 660 FCFA) à $ 2 314 (≃1 526 939 FCFA) la tonne sur décembre.

En Côte d’Ivoire, la météo est favorable à la cacaoculture, boostant les perspectives de production sur la campagne. Mais pour l’heure, les volumes d’arrivages aux ports d’Abidjan et de San Pedro sont faibles, inférieurs de 26,4% par rapport à la même période l’année dernière, à 204 000 t entre le 1er  et le 23 octobre, selon les exportateurs.

Côté entreprise, Barry Callebaut a annoncé hier « l’arrivée de la deuxième génération de chocolat », un chocolat dont le processus de fabrication est repensé à partir du « principe de la culture du cacao et de l’artisanat du chocolat (Cocoa Cultivation & Craft – CCC). Il s’agit d’identifier les caractéristiques propres à chaque fève de cacao et d’en extraire toutes les saveurs, ce qui permet, lors de la fabrication du chocolat, de réduire au maximum le nombre d’ingrédients ajoutés (la vanille, par exemple) et de réduire aussi la quantité de sucre et de lait.

Pour sa part, le géant américain Mondelez International s’engage à dépenser $ 600 millions supplémentaires d’ici 2030 pour lutter contre le travail des enfants, la pauvreté des agriculteurs et la déforestation dans le cacao.

CAFE

C’est la dégringolade ! Le café Arabica coté à New York, est passé de $ 1,909 (≃1 260 FCFA) en fin de semaine dernière à $ 1,7885 (≃1 180 FCFA) hier soir sur l’échéance décembre, tandis que le Robusta à Londres glissait de $ 1 996 (≃1 317 100 FCFA) à $ 1 878 (≃1 239 236 FCFA) la tonne sur janvier. Les deux cafés sont au plus bas en 14 mois. Toutefois, dans une note publiée en début de semaine, le courtier Sucden Financial mise sur un renversement de tendance à court terme.

La bonne pluviométrie au Brésil ces dernières semaines augure d’une bonne récolte chez le leader, voire d’une récolte record. Ce qui, naturellement, pèse sur les cours mondiaux. Ce facteur, conjugué aux inquiétudes quant à l’évolution de la demande, ont provoqué une forte vente de contrats sur ce mois d’octobre, indique Rabobank dans une note de marché.  

Seul facteur qui permet d’éviter que le marché dégringole totalement : le niveau des stocks certifiés de l’ICE au plus bas depuis 23 ans. Les analystes s’attendent à ce qu’ils baissent encore ces prochaines semaines.

En Asie, au Vietnam, les prix intérieurs du Robusta ont chuté pour la troisième semaine consécutive. Nous ne sommes qu’au démarrage de la nouvelle campagne 2022/23, depuis le 1er octobre, et il pleut dans les zones de production ce qui ralentit le murissement des grains : le produit physique ne commencera à sortir des zones de production que fin novembre, est-il estimé.

Quelques transactions sur de faibles volumes ont été réalisées cette semaine à un prix bien en-dessous à celui de la semaine dernière, à 40 900-43 200 dongs le kilo ($ 1,65-1,74) contre 43 300-45 000 dongs. « Les taux de change jouent maintenant un rôle important dans la fixation des prix du café », a expliqué à Reuters un trader établi dans la province de Dak Lak.  « Un dollar plus fort a mis la pression à la fois sur les pays producteurs et les pays consommateurs de café ». A l’export, les traders ont offert du 5% grains noirs et brisés avec une décote allant de $ 150 à $ 170 par rapport au contrat mars à Londres.

En revanche, en Indonésie, la raréfaction du produit a fait basculer de décote à prime le prix payé pour cette origine, le Robusta de Sumatra se vendant à $ 10 au-dessus du contrat novembre à Londres contre une décote de $ 10 la semaine dernière. Sur l’échéance janvier, un trader a même obtenu $ 100 au-dessus de Londres contre +$70 la semaine dernière. Sur l’ensemble du mois de septembre, le pays a exporté 53 269 t de Robusta, quasiment le double par rapport à il y a un an.

En Amérique centrale, région des Arabica Doux, l’Institut du café du Costa Rica (Icafe) estime que la production sur la campagne 2022/23 qui vient de commencer, devrait progresser de 11,5%, à 1,43 million de sacs de 60 kg (Ms) contre 1,82 Ms, car c’est l’année haute du cycle végétal biannuel. En outre, les nouveaux plants devraient donner davantage. En 2021/22, les exportations avaient chuté de 8,8% par rapport à la campagne précédente.

http://www.commodafrica.com/28-10-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-27-octobre-2022

Chroniques des matières matières du 20 octobre 2022

CACAO

Alors que les géants du cacao -producteurs et industriels- croisent le fer et que nombre de consommateurs traditionnels trouvent mois de réconfort dans le chocolat en ces périodes déprimantes, les cours du cacao sur les marchés à termes ne peuvent être autrement qu’en petite forme. Sur l’échéance mars à Londres, la tonne est passée de £ 1 929 (≃1 475 415 Fcfa) vendredi dernier à £ 1 901 (≃1 453 999 Fcfa) hier soir, tandis qu’à New York, sur l’échéance décembre, elle est passée de $ 2 377 (≃1 603 928 Fcfa) à $ 2 328 (≃1 570 865 Fcfa).

La Côte d‘Ivoire et le Ghana haussent le ton face à l’industrie mondiale du chocolat en annonçant ce matin qu’ils joueront la politique de la chaise vide à la conférence mondiale organisée par la World Cocoa Conference la semaine prochaine à Bruxelles. En effet, les deux premiers pays producteurs de cacao, qui représentent plus de 60% de l’offre mondiale, ne parviendraient pas à faire relever le niveau du différentiel d’origine -la prime pays- pour les contrats de la campagne 2023/24, différentiel sur lequel jouent les grandes industries du chocolat pour compenser les $ 400 la tonne de différentiel de revenu décent imposé à l’export des deux pays ces deux dernières campagnes. Le bras de fer est engagé avec sans doute une intensification des négociations d’ici mercredi prochain, ouverture de la conférence.

Autre facteur de morosité, la publication hier soir des chiffres de broyages de fèves en Amérique du Nord. Traditionnellement, ces chiffres sont utilisés comme baromètre de la consommation alors que, comme chacun sait, un broyage aux Etats-Unis ne correspond pas nécessairement avec une consommation de chocolat aux Etats-Unis. Ceci dit, pour l’heure, c’est la seule mesure de la consommation dont nous disposons. Or, ces broyages nord-américains sont en baisse de 3,37% au troisième trimestre par rapport à la même période l’année dernière. En revanche, on salue aujourd’hui l’annonce du bond des broyages asiatiques qui frisent les 10 % sur ce même troisième trimestre. On salue aussi -surtout…- la vraie performance de la Côte d’Ivoire dont les volumes broyés atteignent 171 000 t à elle toute seule, avec une progression de plus de 10% par rapport au troisième trimestre 2021.

En Côte d’Ivoire, sur la première quinzaine de la nouvelle campagne 2022/23, les arrivages aux ports d’Abidjan et de San Pedro ont totalisé 106 000 t, estiment les exportateurs, soit une chute de 43% par rapport aux volumes sur la même période il y a un an. Dans les zones de production, des pluies supérieures à la moyenne avec un bon ensoleillement devraient permettre d’améliorer la qualité des fèves et de prolonger la période de la campagne principale qui court d’octobre à fin mars. Rappelons que la saison des pluies en Afrique de l’Ouest va d’avril à mi-novembre. Autre bonne nouvelle, grâce à cet ensoleillement, les cas de maladie de pourriture noire régressent dans plusieurs zones de production.

CAFE

Pour la deuxième semaine consécutive, le café perd du terrain. Partie de $ 1,967 (≃1 327 Fcfa) sur décembre, la livre (lb) d’Arabica cotée à New York a clôturé hier soir à $ 1,9105 (≃1 289 Fcfa), tandis que le Robusta à Londres, sur l’échéance janvier, passait de $ 2 051 (≃1 383 953 Fcfa) à $ 2 041 (≃1 377 206 Fcfa)  la tonne sur janvier.

Rien d‘étonnant lorsqu’on regarde le ciel au Brésil : la pluie fait fleurir les caféiers, des pluies qui devraient persister la semaine prochaine. En Colombie, en Amérique centrale, au Mexique, la météo est également très bonne pour l’évolution des caféiers.

« Nous sommes neutre à neutre-haussier sur l’Arabica sur les prochains 6 à 12 mois sur l’Arabica car l’approvisionnement s’améliore en raison de la météo optimale au Brésil et de la hausse des exportations de fèves, tandis que les chances de récession augmentent ce qui pourrait détruire la demande », lit-on dans une note de marché de la Citi.

En effet, depuis le début du mois d’octobre, les expéditions quotidiennes de café vert du Brésil se sont élevées en moyenne à 10 570 t contre 9 440 t en octobre 2021, selon les statistiques gouvernementales.

Côté Robusta, en Asie, les transactions en physique sont quasi nulles. Au Vietnam, la nouvelle récolte n’est pas encore sur le marché -il faudra attendre fin novembre- et en Indonésie, il n’y a quasiment plus de grains de café destinés à l’export. La décote pour du café livrable sur le contrat de novembre était de $ 10 cette semaine contre $ 50 la semaine dernière. Un autre tarder, interrogé par Reuters, a même évoqué une prime de $ 70 sur des contrats novembre et décembre alors que le café était en décote de $ 30 à $ 40 la semaine dernière.

Aux Etats-Unis, pour la première fois depuis le mois de mars, les stocks certifiés de café vert ont chuté de 71 608 sacs à fin septembre par rapport à septembre 2021, pour totaliser 6,37 millions de sacs de 60 kg (Ms). Fin septembre 2021, ces stocks étaient un peu moins volumineux, à 6,02 Ms.

http://www.commodafrica.com/21-10-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-20-octobre-2022

Chronique des matières premières du 14 octobre 2022

CACAO

La fève se morfond, accusant les mauvais chiffres de consommation en Europe annoncés hier. A Londres, la tonne de cacao est passée de £ 1 939 (≃1 483 063 Fcfa) vendredi dernier à £ 1 915 (≃1 464 706 Fcfa) hier soir sur l’échéance mars tandis qu’à New York, elle évoluait de $ 2 396 (≃1 616 749 Fcfa) à $ 2 385 (≃1 609 326 Fcfa) sur décembre.

Ce n’est pas tant la baisse de 1,6% sur le troisième trimestre annoncé hier par l’Association européenne du cacao qui émeut, que celle de la chute de 24% sur les neuf premiers mois cumulés de 2022. Ce chiffre global européen ne doit occulter les 4,7% de déclin des broyages allemands au troisième trimestre. En outre, selon l’association allemande de la confiserie (BDSI), sa facture d’électricité a été de € 250 millions en 2021 mais pourrait atteindre € 2,5 milliards cette année en utilisant les mêmes volumes d’électricité… Une industrie allemande et donc européenne qui se trouvent ainsi très fragilisées. Or, l’Europe est le premier broyeur -consommateur- mondial de cacao….  

Autre actualité majeure cette semaine, du côté des pays consommateurs, des représentants du Nigeria et du Cameroun, quatrième et cinquième producteurs mondiaux de cacao, ont été invités à une réunion à Abidjan de l’Initiative Côte d’Ivoire-Ghana sur le cacao (CIGCI), l’organisme conjoint défendant les intérêts des deux pays dans le commerce international du cacao, pour entamer leur processus d’adhésion à l’initiative, a annoncé son secrétaire exécutif Alex Assanvo.

Un point météo chez le premier producteur mondial de fèves, la Côte d’Ivoire a connu cette semaine une situation très favorable pour l’évolution végétale de ses cacaoyers. 

CAFE

Tenant compagnie au cacao, le café a glissé également cette semaine…. De $ 2,181 (≃1 471 Fcfa) la livre (lb) vendredi dernier, l’Arabica a clôturé hier soir à new York à $ 2,0215 (≃1 364 Fcfa) sur l’échéance décembre, après être tombée à $ 2,0110 (≃1 357 Fcfa) en cours de séance, à son plus bas depuis la mi-juillet. Quant au Robusta, la tonne à Londres est passée de $ 2 155 (≃1 454 129 Fcfa) vendredi dernier à $ 2 097 (≃1 414 992 Fcfa) hier soir sur novembre.

En effet, la banque néerlandais spécialisée en matières premières, Rabobank a souligné hier l’«excellente » météo au Brésil pour la floraison des caféiers qui seront récoltées l’année prochaine alors qu’on s’inquiète de plus en plus de la demande européenne qu’on craint en baisse au vu de la situation économique.

Au Brésil, les exportations de café vert ont grimpé de 7,1% en septembre à 3,07 millions de sacs de 60 kg) (Ms), selon le groupe industriel Cecafé. Par rapport à septembre 2021, les ventes à l’international de café Arabica vert ont enregistré une progression de 18% à 2,93 Ms tandis que les conilons (Robusta) ont bondi de 62,2% mais demeurent très largement inférieurs en volumes, à 147 323 sacs.

A noter, toujours au Brésil, que des négociants estiment que le café semi-lavé est suffisamment bon marché maintenant pour être expédiés vers les entrepôts certifiés de l’ICE pour livraison contre des contrats à terme.

Au Vietnam, on s’attend à ce que de fortes pluies s’abattent ces prochains jours sur la principale zone de production caféière, les Central highlands, ce qui pourrait perturber le café qui est en train d’être récolté. La campagne s’est ouverte début octobre mais les premiers grains de la nouvelle récolte ne devraient être disponibles que vers la fin novembre. Notons qu’en septembre, les exportations vietnamiennes de café ont chuté de 17,8% par rapport au mois d’août, à 92 550 t, selon les statistiques douanières gouvernementales. En revanche, sur les 9 premiers mois de l’année calendaire, soit de janvier à fin septembre, les ventes à l’international ont grimpé de 13,1% pour atteindre 1,34 Mt.

En Indonésie, les disponibilités se font de plus en plus étroites car la récolte s’achève et les prix sont à la hausse. En effet, les cafés ont été offerts avec une décote de $ 30 à $ 50 sur l’échéance novembre et décembre contre $ 80 à $ 90 la semaine dernière.

http://www.commodafrica.com/14-10-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-14-octobre-2022

Chronique des matières premières du 07 octobre 2022

CACAO

Le cacao termine en baisse à Londres sur la période sous revue, passant de £ 1 940  (≃1 447 725 Fcfa) la tonne en fin de semaine dernière à £ 1 911 (≃1 426 084 Fcfa) sur l’échéance décembre, tandis qu’à New-York, les fèves ont grimpé de $ 2 354 (≃1 586 855 Fcfa) à $ 2 373 (≃1 599 663 Fcfa) hier soir à la clôture après avoir touché en cours de séance $ 2 422 (≃1 632 694 Fcfa). A Londres, le cacao aurait pu baisser davantage si ce n’était la baisse de la livre sterling sur deux jours consécutifs qui a incité les opérateurs à acheter sur la place londonienne.

Un marché qui a les yeux plus que jamais tournés vers l’Afrique de l’Ouest qui a annoncé ses prix garantis aux planteurs ces derniers jours. En outre, les fortes pluies qui sont tombées en Côte d’Ivoire font craindre un déferlement de la maladie des cabosses noires, ce qui pourrait négativement impacter les perspectives de récolte principale sur 2022/23 qui vient de démarrer officiellement. Face à cela, des opérateurs sur le marché estiment qu’on pourrait assister à un rebond de la production au Ghana après une campagne 2021/22 très décevante.

« Le marché mondial du cacao, bien qu’il soit appelé à rester déficitaire, se relâchera à la suite d’un rebond de la production au Ghana et d’un ralentissement prévu des broyages de cacao dans l’UE en raison d’un affaiblissement plus large de la croissance économique et des dépenses de consommation », estime Fitch Solutions.

Mais regardons de plus près l’actualité. Hier, le Ghana a annoncé l’ouverture de sa campagne pour aujourd’hui avec un prix bord champ garanti payé au cacaoculteur en hausse de 21 %, à 12 800 cedis ($ 1 248,78 $) la tonne pour la récolte principale de la saison 2022/23, contre 10 560 cedis ces deux dernières campagnes. Lundi, le Cocobod a signé un prêt syndiqué de $ 1,13 milliard avec des banques internationales pour financer les achats de la saison à venir (lire nos informations : Hausse de 9% du prix garanti au planteur de cacao en Côte d’Ivoire). La production de cacao au Ghana est estimée à 689 000 tonnes (t) sur 2021/22 alors qu’il était prévu qu’elle atteigne 800 000 t.

Selon le prévisionniste Climate42, les conditions météorologiques devraient être quasi normales en Afrique de l’Ouest en novembre, avec des incertitudes en décembre, et des perspectives « légèrement optimistes » sur janvier à mars.

CAFE

Le café s’est tassé cette semaine, la livre (lb) d’Arabica à New York évoluant de $ 2,2155 (≃1 494 Fcfa) en fin de semaine dernière à $ 2,177 (≃1 468 Fcfa)  hier soir sur l’échéance décembre, tandis que le Robusta coté à Londres a clôturé à $ 2 140 (≃1 442 595 Fcfa)   la tonne contre $ 2 153 (≃1 451 359 Fcfa) vendredi dernier sur l’échéance décembre.

Si les pluies au Brésil redonnent de l’optimisme pour la prochaine récolte (Rabobank indiquant que ces pluies opportunes pourraient faire baisser les prix, surtout si elles persistent en novembre), pour l’heure, force est de constater l’étroitesse du marché à court terme car les expéditions du Brésil et de Colombie ont chuté, ce qui soutient les prix : l’échéance rapprochée, soit décembre, est 10 cents plus chère que mars. Les stocks certifiés d’Arabica de l’ICE ont chuté à 417 306 sacs au 3 octobre, leur plus faible niveau en 23 ans. Sur ces 417 306 sacs, 351 232 sacs sont dans des stocks certifiés à Anvers, 50 237 à New York et 11 817 sacs à Hambourg.

L’Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE) a révisé hier en baisse de 2,7%, ses estimations de production 2022, dont 33,8 Ms d’Arabica soit 3,7% de moins que les précédentes prévisions, et 18,4 Ms de Robusta, en baisse de 0,7%.

La Colombie a produit 834 000 sacs de 60 kg d’Arabica lavé en septembre, selon la Fédération nationale de café, en baisse de 31% par rapport à septembre 2021. Les exportations ont chuté de 25% à 820 000 sacs, la fédération ne fournissant aucune explication dans son communiqué. Rappelons qu’en 2021, la production avait chuté de 9% à 12,6 Ms, soit la deuxième année consécutive de baisse en raison de la météorologie et des mouvements sociaux qui ont bloqué les ports.

Le Costa Rica a enregistré une chute de 60,1% de ses exportations de café en septembre par rapport à il y a un an, à 28 144 sacs, les stocks étant au plus bas en ce dernier mois de campagne 2021/22. L’Institut du café (Icafé) a indiqué que la demande demeurait forte pour le café du Costa Rica, les prix moyens enregistrant un nouveau pic en septembre à $ 311,84 le sac de 46 kg au port, soit une moyenne de $ 2 57,54 depuis le début de la campagne 2021/22. Quant à la production, elle a baissé de 11,35% à 1,82 Ms depuis le début de la campagne, impactée par les conditions météorologiques, le manque de résultats probants sur les replantations et l’année basse du cycle biennal.

Selon l’Organisation internationale du café (OIC-lire notre article), les exportations brésiliennes de café, toutes variétés confondues, auraient chuté de 27,2% sur la période d’octobre 2021 à août 2022 par rapport à la même période la campagne précédente, et celles en Colombie de 18,7%, les deux pays ayant connu des conditions météorologiques très défavorables.

Seuls les Robusta n’ont pas vu leur prix moyen baisser durant le mois de septembre, la livre (lb) étant à 111,36 cents en moyenne, en hausse de 1,6% alors que les Doux Colombie et Autres Doux ont baissé de 0,5% et 0,3% respectivement.

Sur les marchés asiatiques, on est dans un entre-deux au Vietnam, les entrepôts étant vides et la nouvelle récolte ne devant arriver qu’à partir du mois prochain. En Indonésie, les prix sont demeurés inchangés par rapport à la semaine dernière, avec une décote allant de $ 30 à $ 90 sur le contrat novembre. En août, le pays a exporté 35 952 t de Robusta de Sumatra, soit quasiment le double par rapport à août 2021, selon les chiffres statistiques des douanes locales.

Côté entreprise, Nestlé s’est engagé à investir plus d’un milliard de francs suisses d’ici 2030 pour s’approvisionner en café durable.

http://www.commodafrica.com/2022/10/07/3327/

Chronique des matières premières du 30 septembre 2022

CACAO

Le cacao a enregistré une belle hausse cette semaine, Londres passant de £ 1 857 (≃1 381 496 Fcfa)   la tonne vendredi dernier à $£ 1 941 (≃1 443 988 Fcfa)   à la clôture hier soir sur l’échéance décembre, tandis que New York sur le même terme grimpait de $ 2 247 (≃1 513 691 Fcfa)  à $ 2 327 (≃1 567 583 Fcfa). Hier les fèves ont même touché un pic d’un an et demi, à £ 1 972 (≃1 467 050 Fcfa).

La raison de cette poussée de fièvre ? Il faut regarder du côté de la livre sterling qui est affaiblie et qui, de ce fait, rend très bon marché l’achat de cacao sur cette place. Car, rappelons que le cacao est quasiment la dernière grande matière première agricole à ne pas être cotée en dollar à Londres.

Alors que la campagne 2021/22 s’achève, les arrivages de fèves aux ports d’Abidjan et de San Pedro en Côte d’Ivoire sont estimés par les exportateurs avoir atteint 2,106 millions de tonnes (Mt) au 25 septembre et ce, depuis le 1er octobre dernier. Ceci représente une baisse de 4,1% des volumes par rapport à la même période la campagne dernière.

En Côte d’Ivoire toujours, les très fortes pluies dans les zones de production font apparaitre une vague de pourriture noire sur les cabosses, ce qui inquiète des planteurs. Ces cabosses infectées sont en plus grand nombre que l’année dernière à pareille époque mais n’auraient pas encore atteint un point de crise, ont-ils indiqué à Reuters.

CAFE

La chance tourne … Cette semaine, c’est l’Arabica qui a enregistré une belle progression alors que le Robusta glissait. A New York, où est cotée la première variété de café évoquée, la livre (lb) est passée de $ 2,2045 (≃1 485 Fcfa) vendredi dernier à $ 2,257 (≃1 520 Fcfa) hier soir sur l’échéance décembre, tandis que le Robusta à Londres glissait de $ 2,232 (≃1 503 Fcfa)  à $ 2 182 (≃1 469 904 Fcfa) la tonne sur le terme novembre.

Rien d‘étonnant sur l’Arabica car les stocks mondiaux certifiés de la bourse de New York sont au plus bas depuis 23 ans. A ceci s’ajoutent les dernières révisions à la baisse de la récolte brésilienne.

En revanche, les exportations du Honduras, qui exporte des Arabica Autres Doux, sont attendues à 5,5 millions de sacs de 60 kg (Ms) sur la nouvelle campagne 2022/23 qui s’ouvre, soit une hausse de 17,7% par rapport à celle qui s’achève.  

Côté Robusta, les caféiers au Vietnam n’auraient pas souffert du passage cette semaine du typhon Noru, un des plus importants typhons en deux décennies. Il a balayé le nord des Central Highlands, la ceinture caféière vietnamienne, mais apparemment sans occasionner des dégâts aux caféiers, ont indiqué des traders sur place à Reuters.

« La nouvelle campagne démarre traditionnellement en octobre mais, en réalité, les nouveaux grains de café n’arriveront qu’en novembre. Les pluies en septembre et en octobre n’abîment que peu ou pas du tout les arbres », explique un des traders. Pour un autre, il est encore trop tôt pour évaluer la qualité des cerises mais il a rappelé qu’étant donné leur coût élevé, certains producteurs avaient réduit la quantité d’intrants utilisés sur les caféiers.

Côté commerce, il n’y a quasiment plus de café à vendre au Vietnam et ce depuis des semaines maintenant, et les quelques lots qui restent se sont vendu au même prix que la semaine dernière, soit à 46 400 – 47 400 dongs le kilo ($ 1,95-1,99).

A noter, toujours s’agissant du Vietnam, que le n°1 mondial du Robusta a enregistré une hausse de 13,7% de ses exportations de café sur les neufs premiers mois de l’année calendaire 2022, pour totaliser 1,3 million de tonnes ou encore 21,7 Ms, a indiqué hier la General Statistics Office. La progression en valeur est encore plus spectaculaire, à +37,6% pour totaliser des recettes de $ 3,1 milliards.

http://www.commodafrica.com/30-09-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-30-septembre-2022

Chroniques des matières premières du 23 septembre 2022

CACAO

Cette semaine écoulée, la performance de la fève à Londres a contrasté avec celle à New York. Ainsi, la tonne est passée de £ 1 846 (≃1 385 847 FCFA) vendredi dernier à £ 1 861  (1 397 108 FCFA) hier soir à la clôture sur l’échéance décembre, alors que New York glissait de $ 2 343 (1 562 968 FCFA) à $ 2 321 (1 548 292 FCFA).

En Côte d’Ivoire, les planteurs s’inquiètent des fortes pluies qui s’abattent sur les zones de production, des pluies plus importantes que la moyenne de ces dernières années, qui pourraient abîmer et surtout provoquer des maladies. Rappelons que la saison des pluies court d’avril à mi-novembre. Actuellement, des planteurs vendent à FCFA 750 le kilo de fèves, soit en-deçà du prix de garanti de FCFA 850, rapporte Reuters. Les arrivages aux deux ports d’Abidjan et de San Pedro entre les 12 et 18 septembre, ont porté sur des volumes similaires à l’année dernière à pareille époque, soit 5 000 t pour le premier et 6 000 t sur le second. Depuis le démarrage de la campagne 2021/22, au 1er octobre, jusqu’au 18 septembre, les arrivages tous ports confondus ont totalisé 2,095 millions de tonnes (Mt), en baisse de 4,1% par rapport à la même période la campagne dernière, selon les estimations des exportateurs. La filière regarde avec attention la situation financière du Ghana qui risque d’impacter toutes les filières économiques dont celle du cacao.

La production de chocolat au Brésil, cinquième marché mondial, a augmenté de 11,43% au premier semestre 2022 par rapport à la même période un an plus tôt, à 370 000 t, a déclaré hier le groupe industriel Abicap sur la base des chiffres du cabinet de conseil KPMG. Pour le président d’Abicap, Ubiracy Fonseca, c’est un signe de reprise de l’industrie après la pandémie de coronavirus. Il a également déclaré que la diversification de la gamme de produits avait aidé les entreprises à augmenter leurs ventes. L’AIPC, un autre groupe industriel qui représente les transformateurs de cacao, estime que les broyages de cacao brésiliens ont augmenté de 8,4 % en août pour atteindre 19 693 tonnes.

Côté Russie, Euclid annonce ce matin que 2 100 t de cacao ont passé l’inspection phytosanitaire de la Direction interrégionale du Nord-Ouest du Rosselkhoznadzor dans le port de Saint-Pétersbourg, ces fèves étant ensuite acheminées vers leur destinataire, une usine de confiserie dont le nom n’a pas été précisé.

CAFE

Il court, il court le café ! Parti de $ 2,1460 (≃1 431 FCFA) la livre (lb) sur l’échéance décembre vendredi dernier, l’Arabica a clôturé hier soir à New York à $ 2,2355 (≃1 491 FCFA), tandis que le tonne de Robusta à Londres évoluait de $ 2 182 (1 455 568 FCFA) à $ 2 238 (1 492 925 FCFA) sur l’échéance novembre.

Pourtant, la situation météorologique au Brésil s’améliore. Rabobank indique que le pays devrait connaitre une bonne pluviométrie ces deux prochaines semaines avec le retour de pluies plus régulières après, ce qui favoriserait le développement des caféiers en vue de la prochaine récolte 2023/24.

En attendant, 2022 a beaucoup souffert des conditions climatiques. L’agence étatique brésilienne CONAB a abaissé ses estimations de récolte sur cette année 2022 alors que la récolte s’achève. Elle devrait totaliser 50,38 millions de sacs de 60 kg (Ms), soit 5,6% de plus que la campagne précédente mais en nette baisse par rapport à la précédente estimation de CONAB qui était de 53,43 Ms. La production d’Arabica serait de 32,41 Ms (35,71 Ms estimés en avril) et de 18 Ms de Robusta (« conillon ») ce qui serait un record, en hausse de 10,5% sur 2021 ; la récolte de Robusta avait été estimée à 17,71 Ms en mai. Rappelons que la production avait atteint un record de 63,08 Ms en 2020, dernière année « haute » du cycle biennal du caféier au Brésil.

Sur le segment du Robusta, l’activité est très faible. Le n°1 mondiale, le Vietnam, se prépare à sa nouvelle campagne et n’a quasiment plus de volumes, tandis que Indonésie est en fin de récolte.  Les quelques grains encore commercialisés dans les Central Highlands vietnamiens se sont vendus cette semaine entre 46 900 et 47 200 dongs ($ 1,98-1,99), en baisse par rapport aux 47 000-48 200 dongs de la semaine dernière. La décote à l’export pour du Grade 2, 5% brisures et grains noirs, a été de $ 200 à $ 250 la tonne par rapport au contrat de novembre.

En Indonésie, les décotes ont varié entre $ 50 et $ 140 par rapport aux contrats sur octobre et novembre. « Les volumes de grains ont commencé à baisser au fur et à mesure que la récolte s’achève, tandis que des acheteurs locaux continuent d’essayer d’acheter davantage de café », explique un trader dans la province de Lampung.

En Ouganda, les exportations ont chuté de 28,5% en août par rapport à août 2021, à 501 054 sacs de 60 kg, en raison de la sécheresse qui a très fortement impacté les rendements, a expliqué mercredi la Uganda Coffee Development Authority (UCDA).

http://www.commodafrica.com/23-09-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-22-septembre-2022

Chronique des matières premières du 12 au 16 septembre 2022

CACAO

Le cacao a fait le buzz cette semaine non pas tant à cause de ses cours mais à cause du pas considérable franchi en matière de durabilité et traçabilité au niveau international et donc d’accès au marché notamment européen, le plus important marché de consommation au monde. Face à la perspective d’une belle récolte sur la campagne 2022/23 qui s’ouvrira début octobre, les cours mondiaux du cacao ont chuté cette semaine.

Côté prix, la fève termine la période sous revue en hausse, Londres clôturant hier soir à £ 1 868 (≃1 396 386 Fcfa) la livre (lb) sur l’échéance décembre contre £ 1 854 (≃1 385 920 Fcfa)  en fin de semaine dernière et New York à $ 2 377 (≃1 561 950 Fcfa)  contre $ 2 360 (≃1 550 779 Fcfa).

Quant à la traçabilité, en Europe, on ne parlait que de ça cette semaine. A Strasbourg, le Parlement européen a adopté mardi par 453 voix pour, 57 contre et 123 abstentions, la loi visant à bannir les produits issus de la déforestation importée, produits au nombre desquels le cacao. A Rome, ce dossier de la traçabilité était sur le dessus de la pile pour les quelque 350 représentants de l’industrie européenne du cacao et du chocolat et des pays producteurs de cacao d’Afrique et des Amériques réunis par l’Association européenne du cacao (ECA) pour la 8ème édition du Forum européen du cacao.

A cette occasion, l’industrie européenne a proposé de partager des données sur les emplacements des plantations de cacao avec les principaux producteurs de Côte d’Ivoire et du Ghana dans le but d’intensifier les efforts de lutte contre la déforestation dans le secteur. De son côté, Yves Brahima Koné, président du Conseil du cacao et du café (CCC) de Côte d’Ivoire, a indiqué à Reuters que la date butoir pour le leader mondial des fèves serait la campagne 2023/24 : « La mise en place du système de traçabilité de tout le cacao depuis le champ jusqu’à l’usine des exportateurs (interviendra au cours de la) campagne 2023/2024 ».

Barry Callebaut, de son côté, a indiqué être sur la bonne voie pour atteindre son objectif de retracer la source de tout le cacao utilisé dans sa chaîne d’approvisionnement directe d’ici 2025 et travaille également à améliorer la traçabilité dans sa chaîne d’approvisionnement indirecte.

Quant à la Côte d’Ivoire, ses exportations de fèves entre le 1er octobre et fin juin ont baissé de 1,5% pour totaliser 1 392 723 t, selon les données provisoires portuaires publiées hier. En revanche, ses exportations de produits semi-finis ont bondi de 12% à 392 343 t. Sur le seul mois d’août, ses broyages ont également fortement augmenté, de 9,2% à 59 000 t sur le mois, selon l’association des exportateurs Gepex.

Toujours en Côte d’Ivoire, le CCC a publié cette semaine la liste des exportateurs agréés de Côte d‘Ivoire qui sont au nombre de 102 pour la prochaine campagne 2022/23 contre 94 la campagne dernière.

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CAFE

Le café Arabica a terminé la période sous revue en baisse, à $ 2,164 (≃1 421 Fcfa) la livre (lb) à New York contre $ 2,285 (≃1 501 Fcfa) vendredi dernier sur l’échéance décembre, le Robusta à Londres lui emboîtant le pas en passant de $ 2 264 (≃1 487 697 Fcfa).la tonne sur novembre en fin de semaine dernière à $ 2 240 (≃1 471 926 Fcfa) hier soir.

La situation brésilienne a, sans conteste, impacté le marché. Les volumes de production actuelle demeurent incertains, Safras e Mercado révisant à la baisse de 2,9 millions de sacs de 60 kg (Ms) ses estimations pour la campagne 2022/23, à 58,2 Ms en raison de conditions météorologiques dégradées dans les principales régions de production. En revanche, les pluies seraient plutôt favorables à la prochaine récolte.

Côté Robusta, il n’y a quasiment plus d’activité chez le n°1 mondial qui attend que sa prochaine campagne 2022/23 soit lancée début octobre. Les producteurs dans les Central Highlands au Vietnam sont parvenus à vendre encore quelques grains à 47 000-48 200 dongs le kilo ($ 2 à $ 2,05) mais quasiment rien en termes de volumes. « Le négoce attend les nouveaux grains de la prochaine récolte et la demande n’est pas forte. C’est très probable que les prix à Londres chuteront à $ 2 200 la tonne », a expliqué à Reuters un trader.

En Indonésie, le Robusta de Sumatra a été proposé cette semaine avec une décote allant de $ 50 à $ 140 par rapport au contrat novembre à Londres.

http://www.commodafrica.com/16-09-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-15-septembre-2022