La chronique des

MATIERES PREMIERES

De benedicte châtel

Chronique des matières matières du 28 novembre 2022

CACAO

Sur une semaine très écourtée à New York en raison des célébrations de Thanksgiving, la tonne de
cacao est passée de $ 2 456 (≃1 552 806 FCFA) vendredi dernier à $ 2 444 (≃1 545 219 FCFA) à la
clôture mercredi sur l’échéance mars, tandis qu’à Londres, les fèves étaient hier soir à £ 1 955 (≃1 480
424 FCFA), soit quasiment au même prix que les £ 1 953 (≃1 478 909 FCFA) enregistrés en fin de
semaine dernière, les deux marchés étant sur la position mars.
En Côte d’Ivoire, la fin de la grève au port de San Pedro a boosté les chiffres cumulés d’arrivages de
la semaine dernière des fèves aux deux ports ivoiriens, arrivages estimés par les exportateurs à 595
000 tonnes (t) entre le 1er octobre et le 20 novembre. Ceci ne représente qu’une baisse de 3,9% par
rapport à la même période l’année dernière alors que la semaine précédente, ils étaient de 12%
inférieures aux niveaux de l’année précédente à pareille époque.
En Côte d’Ivoire aussi où un bon mix de pluies et de soleil est le bienvenu dans les régions cacaoyères.
C’est de bon augure pour le développement de la campagne principale qui court jusqu’à fin mars.
Un mot du Ghana, n°2 mondial du cacao, qui traverse de grandes turbulences financières et de crise
économique avec une inflation alimentaire qui a atteint 65,2% en octobre par rapport à un an
auparavant. Accra est en cours de négociation avec le Fonds monétaire international (FMI) pour alléger
sa dette et obtenir un soutien. Le Ghana envisage d’importer son pétrole en payant en or au lieu du
dollar. A ce jour, aucune déclaration n’a été faite quant à l’impact que cela pourrait avoir sur la filière
cacao. Rappelons que le pays a ouvert sa campagne cacao en annonçant une hausse de 21% de son
prix garanti bord champs alors qu’on s’attend à une baisse de sa production cette campagne 2022-23.

CAFE

Le café Arabica, coté à New York où les marchés ont fermé mercredi pour le reste de la semaine, a terminé en
hausse à $ 1,6275 (≃1 029 FCFA) contre $ 1,551 (≃ 981 FCFA) la livre (lb) vendredi dernier sur l’échéance mars.
Quant au Robusta à Londres, la tonne a bien progressé, passant de $ 1 811 (≃1 145 005 FCFA) en fin de semaine
dernière à $ 1 843 (≃1 165 237 FCFA) hier soir sur l’échéance janvier.
Une hausse des cours qui s’expliquerait, selon les observateurs, par la fin (pour le moment) du mouvement de vente
des fonds d’investissement et de spéculation mais aussi par la perspective d’une prochaine récolte brésilienne sur
2023 qui pourrait, en définitive, être moins importante qu’anticipée.
En effet, les caféiculteurs et les experts ont revu à la baisse leurs prévisions de production brésilienne sur l’année
prochaine car après floraison, lorsque les pluies sont revenues en octobre, nombre de fleurs n’ont pas donné de
cerises. Peut-être est-ce en raison d’un hiver très sec ou d’une fatigue naturelle des caféiers. Par conséquent, les
volumes de café seraient, en réalité, similaires à ceux de cette année alors que, jusqu’à maintenant, la plupart des
négociants internationaux attendaient la prochaine récolte brésilienne en hausse. Ce que Carlos Augusto Rodrigues
de Melo, président de Cooxupe, la plus grande coopérative de café du Brésil et le premier exportateur du pays, a
confirmé cette semaine, déclarant que la nouvelle récolte serait de taille similaire aux deux précédentes, toutes deux
affectées par des conditions météorologiques défavorables.
« Nous nous attendions à une augmentation des rendements (pour 2023), mais nous avons changé d’avis après le
développement de la floraison », a aussi déclaré à Reuters le caféiculteur Paulo Armelin qui cultive 220 hectares de
café dans la région de Cerrado Mineiro.
Côté Vietnam, leader mondial du Robusta, les pluies ont perturbé la récolte qui bat son plein et les activités de
séchage des cerises. Les caféiculteurs dans les Central Highlands ont vendu à des prix légèrement inférieurs à la
semaine précédente, à 39 200- 40 200 dongs le kilo ($ 1,58-$ 1,62) contre 38 900- 40 100 dongs précédemment. «
« Les pluies ont retardé le processus de cueillette des cerises dans certaines régions des Hauts Plateaux du centre,
suscitant des inquiétudes quant à l’approvisionnement dans les prochaines semaines », a déclaré un trader basé
dans la province de Dak Lak. A L’export, le Grade 2, 5% brisures et grains noirs, a été offert à l’export avec une
décote de $ 60 à $ 70 la tonne par rapport au contrat de mars à Londres, inchangé par rapport à la semaine
précédente.

http://www.commodafrica.com/25-11-2022-la-chronique-matieres-premieres-agricoles-au-24-novembre-2022