Commerce : cacao et poivre du Cameroun à la conquête du Royaume-Uni

Revue Commerce : cacao et poivre du Cameroun à la conquête du Royaume-Uni
Admin 23 Mars 2020 Cacao,CICC,Royaume-Uni,Exportation

Récemment, des représentants du gouvernement du Cameroun, des partenaires de l’aide au développement, des institutions d’appui au commerce et des exportateurs se sont réunis à Yaoundé pour le lancement d’une initiative visant à stimuler les exportations de cacao et de poivre de Penja du Cameroun.

Le programme de partenariat commercial du Royaume-Uni (UKTP) contribuera à l’augmentation des flux d’exportation, à la transparence de l’environnement commercial, et au soutien aux entreprises de cacao et de poivre de Penja au Cameroun à exporter à l’international.

Le Cameroun est le 4ème producteur mondial de cacao, qui représente le deuxième produit d’exportation du pays après le pétrole et le gaz.

Grâce au soutien de UK Aid et du Centre du commerce international (ITC), ce projet sera un facteur déterminant pour soutenir une production de qualité et l’ouverture vers de nouveaux marchés, permettant ainsi l’accès de produits camerounais au Royaume-Uni et en Europe.

M. Isaac Tamba, Directeur de l’économie et de la programmation des investissements publics au Ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, précisa, « Nous nous engageons à accroitre le rayonnement du Cameroun en exportant des produits de niche tels que le cacao et le poivre Penja vers les marchés UK et UE. »

Mme Sharon Ganney, chargée d’affaires auprès du Haut-commissariat du Royaume-Uni au Cameroun, a déclaré : « Le cacao est un secteur prioritaire pour le commerce entre le Royaume-Uni et le Cameroun. Avec un volume élevé d’exportations de cacao du Cameroun vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, ce projet dynamisera l’économie locale et créera des emplois, notamment en milieu rural. Grâce au soutien du Royaume-Uni dans ce secteur, les citoyens Camerounais pourront façonner leur avenir, éliminer les obstacles au commerce et la pauvreté. »

Le Centre du commerce international s’emploiera également à améliorer les services de soutien au commerce et à l’investissement pour les entreprises exportatrices de cacao ou de poivre. M. Ruben Phoolchund, chef du bureau pour l’Afrique au Centre du commerce international, s’est exprimé : « Ce projet renforcera la compétitivité des exportations de cacao et de poivre du Cameroun. Nous sommes désireux de contribuer à stimuler la création d’emplois et à promouvoir des opportunités d’exportation supplémentaires pour le pays. »

En soutenant le commerce et autres activités associées, ce projet contribuera aux efforts du gouvernement du Cameroun pour atteindre les objectifs de développement durable et créer des emplois de qualité dans les filières de cacao et de poivre.

Les résultats disponibles sur : afriqueactudaily.com

Côte d’Ivoire : les producteurs revendiquent une Interprofession café-cacao immédiate !

Côte d’Ivoire : les producteurs revendiquent une Interprofession café-cacao immédiate !

Le Président du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAPCI), Koné Moussa, et le Président du conseil d’administration (PCA) de l’Association nationale des producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire (ANAPROCI), Kanga Koffi, ont co-animé une conférence de presse, jeudi 19 mars 2020, à la maison de la presse d’Abidjan Plateau, avec pour thème : « La gestion de la filière café-cacao ». A cette occasion, plusieurs résolutions ont été prises dont la non-satisfaction obligerait les membres des deux associations sus-mentionnées à entamer une grève illimitée.

En effet, au cours de leur conférence de presse, Koné Moussa du Synapci et kanga Koffi de l’Anaproci, après avoir fait l’état des lieux de la gestion de ma filière café cacao par le Conseil Café-Cacao (CCC), ont fait constater plusieurs dysfonctionnements. Ils ont, de prime abord évoqué la réforme de la filière intervenue en 2012 qui, de leur avis, « est mal pilotée ».

Les conférenciers ont indiqué que la réforme recommandait la mise en place d’une Interprofession forte qui devrait gérer la filière. Mais en lieu et place, « c’est un partenariat public-privé-multinational qui est désormais évoqué ». « Des organisations comme l’Anaproci, le Synapci, etc., malgré la démonstration de leur représentativité, ne siègent pas au CCC comme le prévoit la réforme. Le mécanisme de commercialisation est passé du mode des ventes aux enchères à un mécanisme de gré-à-gré dont la transparence n’est pas encore démontrée », ont-ils relevé.

Sur la question de la certification du cacao ivoirien pour laquelle, a-t-on appris, il est prélevé la somme de 5 fcfa aux producteurs par le CCC, les présidents de l’Anaproci et du Synapci ont fait savoir que le régulateur n’a pas garanti la contrepartie, à savoir la clientèle.

En soutenant le commerce et autres activités associées, ce projet contribuera aux efforts du gouvernement du Cameroun pour atteindre les objectifs de développement durable et « Les planteurs paient beaucoup d’argent pour la certification sans garanti de clients, car ce marché de produits certifiés manque de profondeur et de transparence », ont avancé les deux présidents dans leur déclaration conjointe, avant de mentionner également des questions de fiscalité appliquée aux sociétés coopératives, l’absence de financement en leur destination. Ils ont par ailleurs dénoncé le fait que le Conseil café cacao initie une opération de recensement des producteurs pour un coût de 6 milliards de fcfa alors que selon eux, « il revient de droit aux organisations professionnelles agricoles de procéder au recensement de leurs membres producteurs en vue de justifier de leur représentativité pour la mise en place de l’Interprofession de la filière café-cacao ».

Pour toutes ces raisons, les responsables de ces deux organisations ont exigé « le départ immédiat de M. Ibrahim Koné Yves, actuel directeur général du Conseil Café-Cacao, suivie d’une plainte qui lui sera notifié ». Ils ont réclamé aussi le paiement immédiat de stocks de la campagne 2016-2017 et le dédommagement des producteurs victimes de cette mévente dans un bref délai. Par ailleurs, « nous exigeons un audit général de la gestion de la parafiscalité et la mise en place d’un comité de pilotage indépendant du Conseil pour la création d’une Interprofession ». C’est donc dans le cas où ces exigences ne seront pas satisfaites que l’Anaproci et le Synapci ont décidé qu’ils observeront une grève illimitée.

Source : linfodrome.com