Côte d’Ivoire: plus de 2 millions de tonnes de cacao attendues en 2020

Revue Côte d’Ivoire : plus de 2 millions de tonnes de cacao attendues en 2020
Admin 13 Mai 2020 Cacao,Côte d'Ivoire,Café,Déforestation

En Côte d’Ivoire, les arrivées de cacao vers les principaux débouchés d’exportation ont atteint 1,78 million de tonnes au 10 mai dernier. C’est ce que rapporte Reuters qui mentionne des estimations des exportateurs.

Ce volume marque un léger repli de 5,7 % par rapport à la campagne précédente à la même période. À cette étape de la saison dernière, le stock de fèves acheminé vers les ports avait été évalué à 1,89 million de tonnes.

Malgré cette chute, certains observateurs soulignent que l’appareil de commercialisation du cacao reste relativement peu affecté par la pandémie de coronavirus. Le pays qui a clôturé la campagne principale, il y a plus d’un mois sur un volume abondant est en pleine petite traite actuellement. La Côte d’Ivoire devrait produire en 2019/2020, plus de 2 millions de tonnes de cacao.

Source : agenceecofin.com

Covid-19 : les planteurs ivoiriens de cacao inquiets

Covid-19 : les planteurs ivoiriens de cacao inquiets

La crise du Covid-19 fait craindre pour la sécurité sanitaire et alimentaire des planteurs de cacao ivoiriens. Ainsi, à la peur du coronavirus s’ajoute celle de ne pas disposer de revenus suffisants pour acheter des denrées alimentaires suffisantes jusqu’à la fin de l’année. Une inquiétude relayée par le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) dans le cadre d’une étude réalisée en collaboration avec l’ONG Sadigri (Structure agricole de développement rural de Côte d’Ivoire) et le Centre d’Innovations vertes de l’agence allemande de coopération internationale, la GIZ.

Plus précisément, les pertes de revenus s’observent sous différents angles. D’abord, par la fermeture des frontières qui a entrainé un manque de main d’œuvre alors qu'on est en pleine campagne intermédiaire du cacao. Il paraîtrait même que certains planteurs soient coincés dans leurs pays d’origines et se trouvent en incapacité de regagner la Côte d’Ivoire.

A cela s’ajoutent des transports moins fréquents qu’à l’accoutumé car les intermédiaires craignent de contracter le virus. Les retards s’accumulent dans l’achat des fèves à destination d’Abidjan et il se pourrait que ses difficultés concernent bientôt l’acheminement des denrées vers les ports du pays.

Source : commodafrica.com

Le prix du Robusta au plus bas depuis juin 2006

Le prix du Robusta au plus bas depuis juin 2006

Le prix du café n'a quasiment pas changé en avril. L'indicateur composite de l'Organisation internationale du café (OIC), publié mardi, souligne un léger glissement de 0,1%, à 1459 Fcfa/kg (108,91 cents la livre). La hausse des Arabica Doux (+4,2%) a compensé le fléchissement des prix des Robusta (-5,2% à 857 Fcfa/kg — 63,97 cents/lb — en moyenne sur le mois d'avril) et des Brésil Nature (-1,5%).

"Ceci représente la plus faible moyenne mensuelles pour le prix du Robusta depuis juin 2006 lorsqu'il était tombé à 806 Fcfa/kg (60,23 cents/lb)", écrit l'OIC.

Par conséquent, le différentiel entre les prix des Arabica et du Robusta a grimpé à 61,15 cents, soit 4,2% de plus qu'en mars.

Globalement, le marché mondial devrait basculer dans une situation excédentaire estimée par l'Organisation internationale du café (OIC) à 1,95 millions de sacs en 2019/20 en raison de l'impact du coronavirus. Jusque-là, l'OIC avait estimé que le marché serait déficitaire de 474 000 sacs. Ses prévisions de production ne changent pas car la récolte dans la plupart des pays était achevée avant que le virus ne se propage, une production attendue en baisse de 1,8% sur 2018/19, à 168,01 millions de sacs. La consommation serait de 166,06 millions de sacs, en progression de 0,5% sur la campagne précédente.

Ce basculement vers une situation excédentaire s'ajoute à la très forte révision à la hausse par l'OIC de l'excédent sur 2018/19 qui ne serait pas de 1,89 millions de sacs mais de 5,83 millions de sacs.

Signe sans doute du début d'impact du Covid-19, les exportations mondiales ont baissé de 3,7% au mois de mars, à 11,06 millions de sacs de 60 kg, par rapport à mars 2019. Toutefois, ceci n'est pas seulement lié à la paralysie quasiment du monde entier du fait du virus, car les exportations sur les six premiers mois de la campagne 2019/20 (qui a démarré en octobre) ont aussi baissé de 3,9% pour totaliser 61,96 millions de sacs. Ceci dit, la baisse des volumes expédié est le fait des Arabica (-7,8% à 38,6 millions de sacs) car les Robusta ont, quant à eux, progressé de 3,2% à 23,36 millions de sacs.

Les importations des principaux pays importateurs de café ont chuté de 9,4% sur les quatre premiers mois de la campagne 2019/20, à 40,56 millions de sacs et ceci a touché toutes les variétés de café. Les importations de café vert ont glissé de 3,7% à 31,73 millions de sacs, tandis que le café torréfié a chuté de 22,5% à 5,39 millions de sacs et le café soluble de 28,8% à 3,44 millions de sacs.

Dans ce dernier rapport, l'OIC souligne avoir révisé ses estimations de consommation mondiale de café pour l'actuelle campagne 2019/20 qu'elle prévoit actuellement à 166,06 Ms, soit une hausse de 0,5% par rapport à la consommation en 2018/19 (165,27 Ms). Par conséquent, l'OIC estime que la production dépassera de 1,95 millions de sacs la consommation. En réalité, la récolte dans la plupart des pays producteurs est intervenue avant le déclenchement de la pandémie et donc l'OIC s'attend à ce que l'impact du coronavirus sur la production caféière se ressente davantage sur 2020/21.

S'agissant de l'Afrique, la production est estimée à 18,536 millions de sacs sur 2019/20, en baisse de 1,3% sur les 18,77 millions de sacs de la campagne 2018/19. A noter que toutes les régions de production au monde sont à la baisse sur la campagne précédente, sauf l'Asie et l'Océanie attendue en progression de 4,4%.

Quant à la consommation africaine, elle serait en hausse de 0,8% selon les estimations de l'OIC, à 9,97 Ms, une des plus fortes hausses hormis l'Asie et l'Océanie où cette demande de café augmenterait de 1%.

Source : commodafrica.com

La déforestation s’accélère en Afrique

La déforestation s’accélère en Afrique

L’Afrique est le seul continent au monde où la déforestation s’est accélérée cette dernière décennie, selon l’évaluation des ressources forestières mondiales 2020 publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En effet, l’Afrique a enregistré le taux annuel le plus élevé de perte nette de forêts entre 2010 et 2020 avec la destruction de 3,9 millions d’hectares par an contre 3,4 millions d’ha entre 2000-2010. Sur la même période, l’Amérique du Sud a divisé par deux la destruction de ses forêts pour atteindre 2,6 millions d’ha par an.

Cette mauvaise performance de l’Afrique est un peu à nuancer par la part des forêts situées dans des zones protégées. Sur les 726 millions d’ha au niveau mondial, l’Afrique se situe en deuxième position dans la part la plus élevée de forêt protégée avec un taux de 27%, juste derrière l’Amérique du Sud (31%). En outre, des plans de gestion à long terme existent pour 24% des forêts en Afrique, très loin derrière l’Europe (96%) ou l’Asie (64%) mais devant l’Amérique du Sud (17%) et au-dessus de la moyenne mondiale (18%). Ainsi, observe la FAO, l'Objectif d'Aichi, qui consistait à protéger au moins 17 % de la zone terrestre d'ici 2020, est atteint.

Au niveau mondial, la superficie forestière — 5,06 billions d’ha aujourd’hui — continue globalement de diminuer mais le taux de perte nette de forêts s’est considérablement réduit grâce à la réduction de la déforestation dans certains pays, mais aussi l’augmentation de la superficie forestière dans d’autres suite au boisement et à l’expansion des forêts naturelles. Toutefois, cette tendance positive s’est ralentie ces dix dernières années, le taux de pertes nettes de forêts passant de 7,8 millions d’ha par an en 1990-2000 à 5,2 millions ha en 2000-2010 pour atteindre 4,7 millions d’ha par an. Une évolution qui s’explique par la réduction du taux d’expansion des forêts.

Source : commodafrica.com